Nom de l’auteur/autrice :grelive38

Aperçus sur l’apparition de nouvelles maladies auto-immunes après la vaccination contre la COVID-19

Source : National Library of Medecine

Ming Guo un Xiaoxiao Liu b Xiang Mei Chen b, c, ∗ , Qinggang Li b,

Abstrait

La maladie à coronavirus 2019 (COVID-19), causée par le coronavirus 2 du syndrome respiratoire aigu sévère (SARS-CoV-2), a entraîné plus de 670 millions d’infections et près de 7 millions de décès dans le monde. L’émergence de nombreux variants du SARS-CoV-2 a accru l’inquiétude du public quant à l’évolution future de l’épidémie. Actuellement, le variant Omicron du SARS-CoV-2 est rapidement devenu dominant à l’échelle mondiale dans la pandémie de COVID-19 en raison de sa forte infectiosité et de sa capacité d’échappement immunitaire. Par conséquent, la mise en œuvre de la vaccination est cruciale. Cependant, de plus en plus de données suggèrent que la vaccination contre la COVID-19 pourrait induire l’apparition de nouvelles maladies auto-immunes, notamment la glomérulonéphrite auto-immune, les maladies rhumatismales auto-immunes et l’hépatite auto-immune. Néanmoins, le lien de causalité entre les vaccins contre la COVID-19 et ces maladies auto-immunes reste à démontrer. Dans cette revue, nous apportons des éléments de preuve suggérant que la vaccination induit une auto-immunité et nous résumons les mécanismes d’action possibles, tels que le mimétisme moléculaire, l’activation par des facteurs non spécifiques et les adjuvants. Notre objectif n’est pas de nier l’importance des vaccins, mais de sensibiliser aux risques potentiels liés à la vaccination contre la COVID-19. En effet, nous sommes convaincus que les avantages de la vaccination surpassent largement les risques possibles et nous encourageons la population à se faire vacciner.

Mots-clés : Maladies auto-immunes, COVID-19, SARS-CoV-2, Vaccins, Vaccination

1. Introduction

La maladie à coronavirus 2019 (COVID-19) est causée par le coronavirus 2 du syndrome respiratoire aigu sévère (SARS-CoV-2). En mars 2020, l’Organisation mondiale de la Santé a déclaré la COVID-19 comme une pandémie mondiale [ 1 ]. Au 31 janvier 2023, le Centre pour la science et l’ingénierie des systèmes de l’Université Johns Hopkins a rapporté que le nombre d’infections confirmées dans le monde avait dépassé 670 millions, entraînant près de 7 millions de décès [ 2 ]. Depuis le début de l’épidémie, les gouvernements nationaux ont adopté diverses stratégies pour gérer la pandémie, notamment la mise en quarantaine stricte, le confinement total et le port du masque, qui ont permis de réduire efficacement la propagation du SARS-CoV-2. Cependant, compte tenu du compromis nécessaire entre les mesures de contrôle de l’infection et le développement socio-économique, la mise au point et la production de vaccins sont désormais prioritaires [ 3 ].

Les vaccins sont indispensables pour prévenir et contrôler plus de 20 maladies potentiellement mortelles, telles que la diphtérie, le tétanos, la coqueluche, la grippe et la rougeole [ 4 ]. De plus, ils constituent des outils essentiels dans la lutte contre la pandémie de COVID-19. L’Organisation mondiale de la Santé (OMS) indique que 176 candidats vaccins sont actuellement en développement clinique, notamment les vaccins à sous-unité protéique (PS), les vaccins à vecteur viral non réplicatif (VVnr), les vaccins à ADN, les vaccins à virus inactivé (IV), les vaccins à ARN, les vaccins à vecteur viral réplicatif (VVr), les vaccins à particules pseudo-virales (VLP), les vaccins VVr associés à des cellules présentatrices d’antigènes (VVr + APC), les vaccins vivants atténués (LAV), les vaccins VVnr associés à des cellules présentatrices d’antigènes (VVnr + APC) et les vaccins à vecteur d’expression d’antigènes bactériens et de spores (BacAg-SpV) [ 5 ]. La plupart des vaccins développés par les chercheurs du monde entier sont actuellement administrés par voie intramusculaire (IM). Cependant, des vaccins intranasaux (IN) contre la COVID-19 sont en cours de développement afin de fournir une immunité muqueuse protectrice, en plus de susciter une immunité humorale et cellulaire [ 6 ]. Malheureusement, plusieurs variants du SARS-CoV-2 ont émergé à l’échelle mondiale, notamment le variant Alpha (B.1.1.7) [ 7 ], Beta (B.1.351) [ 8 ], Gamma (P.1) [ 9 ], Delta (B.1.617.2) [ 10 ] et Omicron (B.1.1.529) [ 11 ], et d’autres. Sans aucun doute, l’émergence de variants constitue un défi majeur pour le développement des vaccins.

Bien que la vaccination contre la COVID-19 ait démontré son efficacité pour réduire la gravité de la maladie et la mortalité, certaines personnes hésitent à se faire vacciner par crainte d’effets secondaires [ 12 ]. Récemment, des rapports ont suggéré que les vaccins contre la COVID-19 pourraient induire des maladies auto-immunes rares, notamment la glomérulonéphrite auto-immune [ 13 ], les maladies rhumatismales auto-immunes [ 14 ] et l’hépatite auto-immune [ 15 ]. Ces effets indésirables ont accru le scepticisme du public à l’égard de la vaccination. Cependant, le lien de causalité entre la vaccination contre la COVID-19 et ces phénomènes auto-immuns nécessite des investigations supplémentaires. Des études antérieures ont suggéré que les vaccins peuvent déclencher une auto-immunité par des mécanismes tels que le mimétisme moléculaire, l’activation par effet de voisinage, le réseau anti-idiotypique et la propagation d’épitopes [ 16 ]. Sur la base des données actuelles, nous présentons une synthèse des maladies auto-immunes rares susceptibles d’être induites par les vaccins contre la COVID-19 et discutons des mécanismes sous-jacents possibles.

2. Méthodes

Cette revue vise à fournir une analyse exhaustive de l’émergence de maladies auto-immunes rares suite à la vaccination contre la COVID-19. Une recherche systématique a été menée sur PubMed afin d’identifier les publications pertinentes sur la vaccination contre la COVID-19 et l’apparition de nouveaux phénomènes auto-immuns, jusqu’au 1er février 2023. Les critères d’inclusion comprenaient les rapports de cas, les séries de cas, les articles originaux, les lettres à l’éditeur et les revues. De plus, les références et les citations associées aux articles obtenus ont été examinées en vue de leur inclusion potentielle. Les termes de recherche utilisés incluaient : « Vaccin COVID-19 », « Vaccin SARS-CoV-2 », « maladies auto-immunes », « glomérulonéphrite à IgA », « néphropathie membraneuse », « néphrite lupique », « lupus érythémateux systémique », « glomérulosclérose segmentaire et focale », « néphrite associée aux ANCA », « microangiopathie thrombotique », « maladies rhumatismales auto-immunes », « polyarthrite rhumatoïde », « syndrome des antiphospholipides », « maladie de Still de l’adulte », « vascularite associée aux ANCA », « artérite à cellules géantes », « syndrome de Sjögren », « maladie de Behçet », « hépatite auto-immune », « diabète de type 1 », « anémie hémolytique auto-immune », « thrombocytopénie et thrombose immunologiques induites par la vaccination », « myocardite », « pelade », « thyroïdite auto-immune » maladies », « syndrome de Guillain-Barré », « mimétisme moléculaire », « adjuvants », « activation par effet de voisinage », « diffusion d’épitopes » et « activation polyclonale ».

3. Résultats

Pour faciliter la compréhension, nous avons organisé nos résultats en différentes catégories. Plus précisément, ces catégories comprennent la néphropathie à médiation immunitaire, les maladies rhumatismales auto-immunes, l’hépatite auto-immune, le diabète de type 1, l’anémie hémolytique auto-immune, ainsi que d’autres affections auto-immunes.

3.1. Néphropathie à médiation immunitaire

3.1.1. Néphropathie à IgA (IgAN)

La néphropathie à IgA (IgAN) est la forme primitive de glomérulonéphrite la plus fréquente au monde, et son tableau clinique varie d’une hématurie microscopique asymptomatique à une glomérulonéphrite rapidement progressive [ 17 ]. Des cas de néphropathie à IgA, potentiellement induite par la vaccination contre la COVID-19 et pouvant entraîner des rechutes chez des patients déjà traités, ont été rapportés. Parmi les cas publiés, 39 individus ont développé une néphropathie à IgA (IgAN) après vaccination, avec une prédominance masculine de 61,5 % (24/39) [ [18] , [19] , [20] , 21] , [ [22] , [23] , [24] , [25] , [26] , [ 27] , [ 28] , [29] , [30] , [31] , [32] , [33] , [34] , [35] , [36] , [37] , [38] , [39] , [40] , [41] ].( Tableau 1 ) La grande majorité de ces cas (environ 90 %) concernaient des vaccins à ARNm, tandis que seulement trois étaient associés à des vaccins à vecteur viral et un à un vaccin inactivé. La formulation de nanoparticules lipidiques du vaccin à ARNm pourrait activer les CD4. + et CD8 T + Dans la plupart des cas (14/39), les patients ont rapporté des symptômes 1 à 2 jours après la deuxième dose, l’hématurie macroscopique étant le symptôme initial le plus fréquent (données manquantes exclues), suivie de l’albuminurie. Il est à noter que la majorité de ces personnes présentaient des antécédents d’hématurie microscopique ou de sang occulte avant la vaccination et ont développé une hématurie macroscopique peu après. Ceci suggère que ces personnes souffraient peut-être d’une néphropathie à IgA préexistante et non diagnostiquée, et que le vaccin pourrait avoir accéléré la progression de la maladie en tant que facteur prédisposant.

Tableau 1.

Cas signalés d’IgAN de novo suite à la vaccination contre la COVID-19.

AuteursÂgesexePMHChronologie de l’apparition des symptômesType de vaccinDébut des symptômesCaractéristiques du laboratoiretraitementrésultat
Abdel-Qader et al.12MN<1 jour après la 1ère doseARNmGH;AKI;protéinurieScr : 1,77 mg/dl ; protéinurie : 1,7 g/l ; RBC : 1920/puits ; Biospie rénale : IgANstéroïdeR
Mohamed et al.50Mallergie saisonnière2 semaines après la 1ère doseARNméruption cutanée ; protéinurieUPCR : 1,1 g/jour ; Biopsie rénale : IgAN ; Biopsie cutanée : Vascularite à IgA ;stéroïdeR
Niel et al.13FN<1 jour après la 1ère doseARNmMH ; asthénie ; douleurs musculaires ; fièvreSCr : 3,57 mg/dl ; protéinurie : 3,9 g/l ; Biospie rénale : IgANstéroïde ; HDR
Okada et al.17FAH4 jours après la 1ère doseARNmGH ; protéinurieCréatinine sérique : 0,58 mg/dl ; Biopsie rénale : Néphropathie à IgAConservateurCR
Fujita et al.40FSang occulte9 jours après la 1ère doseARNmGH;Fièvre;Frissons;tremblements;douleurs dorsales;malaise général;SCr : 0,86 mg/dl ; GR : 100/HPF ; ALB : >3 g/dl ; Biospie rénale : IgANTPECR
Yokote et al.36FMH;RA
Protéinurie ;
11 jours après la première doseARNmGHSCr : 0,9 mg/dl ; UPCR : 15,6 g/g ; RBC : > 100/HPF ; biopsie rénale : IgANStéroïde ; immunosuppresseurR
19MMH18 h après la 2e doseARNmGHSCr : 0,97 mg/dl ; GR : 50–99/HPF ; UPCR : 1,5 g/g ; Biospie rénale : IgANRASiR
Anderegg et al.39MHTNImmédiatement après la 2ème doseARNmFièvre; symptômes grippaux GHIRA ; Biopsie rénale : IgANStéroïde ; immunosuppresseurR
81MNaprès la 2ème doseARNmsymptômes grippauxBiopsie rénale : IgANStéroïde ; plasmaphérèse immunosuppressiveR
Klomjit et al.38MQUE2 semaines après la 2ème doseARNmROYAUME-UNICréatinine sérique : 1,6 mg/dL ; protéines : 0,32 g/dL ; hématies : 51-100/champ microscopique ; biopsie rénale : néphropathie à IgAConservateurQUE
44FQUE2 semaines après la 1ère doseARNmROYAUME-UNIScr : 2,5 mg/dL ; protéines : 14 g/j ; RBC : 21-30 /HPF ; ALB : 3,7 g/dl ; Biosp rénale : IgANstéroïdeNon.
66FQUE2 semaines après la 1ère doseARNmROYAUME-UNICréatinine sérique : 1,5 mg/dL ; protéines : 1,2 g/dL ; GR : 51–100/champ microscopique ; albumine : 4,1 g/dL ; biopsie rénale : néphropathie à IgAstéroïdeR
62MQUE6 semaines après la première doseARNmROYAUME-UNICréatinine sérique : 2,2 mg/dL ; protéines : 0,9 g/j
GR : 31–40 /HPF ALB : 4,2 g/dl
Biopsie rénale : IgAN
ConservateurR
Lo et al.28FMH3 h après la 2e doseARNmGHSCr : 72 μmol/L ; UPCR : 320 mg/mmol
Biopsie rénale : IgAN
ConservateurCR
Hanna et al.17MN<1 jour après la 2ème doseARNmGH;AKI
Protéinurie ;
Créatinine sérique : 1,78 mg/dl ; Albumine : 3,8 g/dl ; Biopsie rénale : Néphropathie à IgAstéroïdeR
Nihei et al.28FGH ; protéinurie7 jours après la 2ème doseARNmGH; fièvreGR : > 100/HPF ; UPCR : 0,13 g/g ; Biosp rénale : IgANConservateurR
Abramson et al.30MN1 jour après la 2ème doseARNmGH ; protéinurieSCr : 1,02 mg/dl ; UPCR : 0,8 g/g ; GR : > 30/HPF ; Biospie rénale : IgANRASiRP
Tan et al.41FDiabète gestationnel1 jour après la 2ème doseARNmCéphalée ; myalgie généralisée GHGR : > 200 ; UPCR : 7,58 g/g ; SCr : 541 mmol/L ; Biospie rénale : IgANstéroïde ; immunosuppresseurQUE
60FN1 jour après la 2ème doseARNmGHGR : > 200 ll ; UPCR : 2,03 g/g ; SCr : 153 mmol/L ; Biosp rénale : IgANstéroïde;TPE
Immunosuppresseurs
QUE
Park et al.50MHTN1 jour après la 2ème doseARNmQUECréatinine sérique : 1,54 mg/dl ; Biopsie rénale : Néphropathie à IgARASiRP
22FN2 jours après la 2ème doseARNmQUECréatinine sérique : 0,8 mg/dl ; Biopsie rénale : Néphropathie à IgAConservateurR
39FN2 jours après la 2ème doseARNmQUECréatinine sérique : 0,8 mg/dl ; Biopsie rénale : Néphropathie à IgAConservateurR
67MHTN1 mois après la 2ème doseARNmQUECréatinine sérique : 2,90 mg/dl ; Biopsie rénale : Néphropathie à IgAstéroïde;RP
Lim et al.42FN1 jour après la 2ème doseARNmGH ; protéinurieCréatinine sérique : 0,47 mg/dl ; protéines totales urinaires : 1,7 g/j ; Biopsie rénale : Néphropathie à IgARASiRP
Uchiyama et coll.15MMH1 jour après la 2ème doseARNmGH;Fièvre; myalgieSCr : 0,97 mg/dl ; de nombreux globules rouges ; Biospie rénale : IgANConservateurR
18MMH2 jours après la 2ème doseARNmGHSCr : 0,82 mg/dl ; de nombreux globules rouges ; Biospie rénale : IgANConservateurR
Kudose et al.50FHTA ; Obésité ; SAPL2 jours après la 2ème doseARNmGH;fièvre;douleurs corporelles généraliséesSCr : 1,7 mg/dl ; UPCR : 2 g/g, RBC : >50/HPF Biospie rénale : IgANConservateurR
19MMH2 jours après la 2ème doseARNmGHCréatinine sérique : 1,2 mg/dl ; nombreux globules rouges
Biopsie rénale : IgAN
ConservateurR
Horino et al.17MMH2 jours après la 2ème doseARNmfièvre; céphalée GHSCr : 0,70 mg/dl ; GR : > 100/HPF ; Biospie rénale : IgANAmygdalectomie ; stéroïdesRP
Srinivasan et al.35MNéphrolithiase RCH2 jours après la 2ème doseARNmGH;urine mousseuseSCr : 1,3 mg/dl ; UPCR : 0,656 g/g
Biopsie rénale : IgAN
immunosuppresseursRP
Morisawa et al.16MAH2 jours après la 2ème doseARNmFièvre; GHSCr : 1,1 mg/dl ; UPCR : 0,28 g/g
Biopsie rénale : IgAN
Stéroïde ; immunosuppresseurR
13FAH2 jours après la 2ème doseARNmFièvre; GHCréatinine sérique : 0,54 mg/dl ; rapport protéine/créatinine urinaire : 1,99 g/g ; biopsie rénale : néphropathie à IgAConservationR
Alonso et al.30MMPGN type 1 ; CKD ; KT34 jours après la 2e doseARNmQUESCr : 1,65 mg/dl ; hématurie : 150/ml ; Biospie rénale : IgANStéroïdeNon.
Mokos et al.73MHTN; KT; AAN5 semaines après la 2ème doseVecteur viralœdème des membres inférieursCréatinine sérique : 1,67 mg/dl ; protéines totales : 1,4 g/j ; hématies : 3 à 5/champ microscopique à fort grossissement. Biopsie rénale : néphropathie à IgA.RASiNon.
Fenoglio et al.74MROYAUME-UNI6 semaines après la première doseVecteur viralRF;NSBiopsie rénale : IgANStéroïde ; hémodialyseQUE
79MROYAUME-UNI61 jours après la première doseVecteur viralRF;NSBiopsie rénale : IgANStéroïde ; immunosuppresseurQUE
Chen et al.55MN<1 jour après la 1ère doseARNmInsuffisance rénale aiguë ; malaise général ; anomalies de la fonction hépatique ; nausées ; vomissementsCréatinine sérique : 1,94 mg/dl ; protéines totales : 11,57 g ; biopsie rénale : néphropathie à IgAConservationNon.
Ran et al.58MN2 jours après la 1ère doseinactivéGH ; vertiges ; douleurs corporelles généralisées ; œdème des membres inférieursCréatinine sérique : 7,45 mg/dL ; GR : > 100/champ microscopique ; TSH : 3,79 g ; Biopsie rénale : Néphropathie à IgAStéroïdes ; dialyseQUE
Nakatani et al.47MHTN19 jours après la première doseARNméruption purpuriqueProtéinurie : 3+ ; sang occulte : 3+ ; biopsie cutanée : vascularite à IgA
Biopsie rénale : IgAN
StéroïdeRP

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F, femme ; H, homme ; IgAN, néphropathie à IgA ; F, femme ; H, homme ; HTP, hypertension ; MH, hématurie microscopique ; AH, hématurie asymptomatique ; GH, hématurie macroscopique ; AKI, insuffisance rénale aiguë ; CKD, insuffisance rénale chronique ; NS, syndrome néphrotique ; RF, insuffisance rénale ; KT, transplantation rénale ; AAN, néphropathie à l’acide aristolochique ; APS, syndrome des antiphospholipides ; RCH, rectocolite hémorragique ; MPGN type 1 ; glomérulonéphrite proliférative membraneuse de type 1 ; RF, polyarthrite rhumatoïde ; GDM, diabète gestationnel ; Scr, créatinine sérique ; ALB, albumine sérique ; GR, globules rouges ; UTP, protéinurie des 24 heures ; UPCR, rapport protéinurie/créatininurie ; HD, hémodialyse ; RASi, inhibition du système rénine-angiotensine-aldostérone ; TPE, échange plasmatique thérapeutique ; N, aucun ; CR, rémission complète ; PR, rémission partielle ; NA, non applicable ; NR, aucune réponse ; R, réponse.

Au sein de ce groupe de patients, nous avons également observé plusieurs phénomènes notables. Par exemple, Mokos et al. ont rapporté le premier cas de néphropathie à IgA chez un patient transplanté rénal après l’administration du vaccin à vecteur adénoviral contre le SARS-CoV-2, ce qui suggère un risque accru d’effets indésirables chez les patients immunodéprimés ayant reçu une greffe d’organe solide [ 37 ]. De plus, Nakatani et al. ont rapporté le premier cas de vascularite à IgA d’apparition récente associée à une néphropathie à IgA peu après la vaccination par ARNm, ce qui souligne la nécessité d’un suivi attentif afin de prévenir l’apparition d’une glomérulonéphrite en présence d’un purpura important après la vaccination [ 41 ].

La plupart des cas recensés guérissent spontanément en peu de temps grâce à un traitement conservateur, bien que certains cas puissent nécessiter des stéroïdes, des immunosuppresseurs et une dialyse pour obtenir une rémission. Heureusement, les patients qui ne présentaient aucun symptôme évident avant la vaccination ou qui souffraient uniquement d’une hématurie microscopique asymptomatique sont moins susceptibles de nécessiter un traitement supplémentaire. Par conséquent, les personnes appartenant à ce groupe n’ont pas à s’inquiéter outre mesure de la vaccination contre la COVID-19.

3.1.2. Néphropathie membraneuse (NM)

La néphropathie membraneuse (NM) est une maladie glomérulaire caractérisée par un épaississement des parois des capillaires glomérulaires et représente environ 30 % des cas de syndrome néphrotique chez l’adulte [ Cette13 , 25 , 43-53 vaccination contre la COVID ] ] . 18 42 . ) cas 19 [ NM novo après Tableau a ( identifié de de revue 2 ), avec un ratio hommes/femmes de 17:5. Le premier cas rapporté de glomérulonéphrite membraneuse (GNM) d’apparition récente après vaccination contre la COVID-19 a été décrit par Gueguen et al. [ 46 ]. Sur ces 18 cas, 14 (dont 9 après la deuxième dose) sont survenus après vaccination par ARNm, 3 après vaccination par vecteur viral et 1 après la première dose du vaccin inactivé. Il est intéressant de noter que les vaccins à ARNm semblent induire une GNM d’apparition récente plus fréquemment que les vaccins à vecteur viral et les vaccins inactivés, ce qui pourrait être attribué à la plus grande immunogénicité de l’ARNm [ 54 ]. La plupart des patients n’avaient pas d’antécédents de glomérulonéphrite auto-immune ou autre et n’ont développé un syndrome néphrotique qu’après la vaccination. Une immunothérapie a été administrée à tous les patients (sauf ceux pour lesquels aucun protocole de traitement ou effet n’était établi), entraînant une rémission clinique. Le récepteur de la phospholipase A2 de type M (PLA2R) est un antigène cible majeur impliqué dans la néphropathie membraneuse idiopathique chez l’adulte [ 55 ]. Parmi les patients de ce groupe, trois étaient positifs aux anticorps anti-PLA2R, ce qui suggère une possible perte de tolérance à l’antigène PLAR2 après la vaccination contre la COVID-19 [ 47 , 48 , 50 ]. Cependant, des études complémentaires sont nécessaires pour élucider les mécanismes sous-jacents de la vaccination contre la COVID-19 et de l’apparition d’une MN.

Tableau 2.

Cas signalés de MN de novo après vaccination contre la COVID-19.

AuteursÂgesexePMHChronologie de l’apparition des symptômesType de vaccinDébut des symptômesCaractéristiques du laboratoiretraitementrésultat
Fenoglio et al.82MNaprès la 2ème doseARNmNSBiopsie rénale : MNrituximabQUE
67FNaprès la 2ème doseARNmNSBiopsie rénale : MNrituximabQUE
82FNaprès la 2ème doseARNmNSBiopsie rénale : MNStéroïdeQUE
Caza et al.54MQUE1 jour après la 2ème doseARNmNSScr : 1,3 ; Protéinurie : 3+
ALB : 3,4 ; Hématurie : positive
Biopsie rénale : MN
Stéroïde ; RituximabNon.
68MQUE4 semaines après la première doseVecteur viralNS;AKI; CKDScr : 3,3 ; Protéinurie : 0,6
ALB : 3,2 ; Biopsie rénale : MN
diurétiqueNon.
47MQUE6 jours après la 2e doseARNmNSScr : 0,7 ; Protéinurie : 2,7
ALB : 2,3 ; Hématurie : positive
Biopsie rénale : MN
NRP
Thammathiwat et al.53MN1 semaine après la 1ère doseInactivéŒdème intermittent des membres inférieurs ; urine mousseuseCréatinine sérique : 1,5 mg/dL ; Protéinurie : 3+
GR : 2+ ; ALB : 2,3 g/dL ; UPCR : 13,4 g/g ; Biopsie rénale : MN
Stéroïde ; immunosuppresseurCR
Da et al.70MN1 semaine après la 1ère doseARNmœdème généraliséALB : 1,7 g/L ; Scr : 1,29 mg/dL ; cholestérol : 9,24 mmol/L ; biopsie rénale : MNIrbésartan ; diurétique ; warfarineNon.
Klomjit et al.50FQUE4 semaines après la 2ème doseARNmProtéinurie des douleurs articulairesCréatinine sérique : 0,7 mg/dL ; protéines : 6,5 g/j
GR : 3-10/champ microscopique ; ALB : 3,5 g/dl
ConservateurR
Gueguen et al.76MHTP ; mycose fongique cutanée traitée aux UV4 jours après la 1ère doseARNmœdèmeALB : 1,6 g/L
Scr : 0,86 mg/dL
rituximabRP
Rashid et al.56MHTP1 mois après la 1ère doseARNmFatigue ; dyspnée d’effort ; symptômes du bas appareil urinaireScr : 13,96 mg/dL
ALB : 2,2 g/L
Hématurie : 2+
Biopsie rénale : MN avec PLA2R positif
Rituximab; HDR
Psyllaki et al.68MN1 semaine après la 1ère doseARNmœdème des membres inférieursALB : 2,9 g/L
eGFR 70 mL/min/1,73 m²
Biopsie rénale :
MN avec PLA2R positif
RituximabRP
Chavarot et al.66MHTP;Néphrectomie gauche;8 semaines après la 2ème doseARNmQUEScr : 1,36 mg/dL ; immunohistochimie : MNConservateurQUE
Paxton et al.22Meczéma et épilepsie1 mois après la 2ème doseARNmléthargie liée à l’œdème des membres inférieursCréatinine sérique : 0,72 mg/dL ; Albumine : 8 g/L
Protéinurie : 7 g/j
UPCR : 700,4 mg/mmol
Biopsie rénale : MN avec PLA2R positif
RituximabRP
Saigal et al.32MQUE2 semaines après la doseVecteur viralNSQUEStéroïde ; cyclophosphamideRP
47MQUE11 jours après la doseVecteur viralprotéinurie isoléeQUERASiCR
Fornara et al.52FQUE49 jours après la doseARNmQUEScr : 0,6 mg/dLRASiécurie
GARG et al.50FN5 semaines après la 2ème doseARNmœdème ; protéinurieProtéinurie : 8 720 mg/g ; Biopsie de Rena : MN (NELL-1 positif)conservateurR

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F, femme ; M, homme ; néphropathie membraneuse ; HTP, hypertension ; AKI, insuffisance rénale aiguë ; CKD, maladie rénale chronique ; NS, syndrome néphrotique ; Scr, créatinine sérique ; ALB, albumine sérique ; RBC, globules rouges ; UTP, protéinurie des 24 heures ; UPCR, rapport protéinurie/créatininurie ; HD, hémodialyse ; RASi, inhibition du système rénine-angiotensine-aldostérone ; N, aucun ; CR, rémission complète ; PR, rémission partielle ; NA, non applicable ; NR, absence de réponse ; R, réponse.

3.1.3. Néphrite lupique (NL)

Le lupus érythémateux systémique (LES) est une maladie auto-immune aux manifestations variables, dont la pathogenèse et le mécanisme précis restent mal compris. La néphrite lupique (NL), l’une des complications organiques les plus graves du LES, est une forme de glomérulonéphrite classée histologiquement en six sous-types distincts [ 56 ]. À ce jour, au moins 12 cas de LES d’apparition récente induits par la vaccination contre la COVID-19 ont été rapportés dans la littérature, dont deux chez des hommes et les autres chez des femmes [ [57] , [58] , [59] , [60] , [ 61 ] , [62] , [63] , [64] , [65] , [66] , [67] , [68] ] ( Tableau 3) . La plupart des cas se sont développés deux à trois semaines après la vaccination ( tableau 3 ). Bien que les preuves exactes permettant d’élucider la relation entre le LES et le vaccin contre la COVID-19 ne soient pas disponibles, certains mécanismes potentiels existent, notamment le mimétisme moléculaire [ 69 ], la production d’interférons de type 1 et de médiateurs inflammatoires via la stimulation des récepteurs de type Toll (TLR) [ 70 ] et le déclenchement d’événements auto-immuns par les adjuvants vaccinaux [ [71 ], entre autres. Des études antérieures ont rapporté des poussées de LED déclenchées par d’autres vaccins tels que ceux contre l’hépatite B et le HPV [ 72 , 73 ]. Par conséquent, la possibilité d’un effet similaire ne peut être exclue.

Tableau 3.

Cas signalés de LED après la vaccination contre la COVID-19.

AuteurÂgeGenrePMHChronologie de l’apparition des symptômesType de vaccinÉvaluation du LESProfil sérologiqueDiagnostiquer
Patil22Fjaunisse infectieuse (non-B)2 semaines après la 1ère doseVecteur viral22ANA, anti-ADN double brinLES avec anémie des maladies chroniques
Montrer24MN2 semaines après la 2ème doseARNm21ANA, anti-ADNdb, taux de C3 et C4 basLES avec lymphadénite érythémateuse
Hidaka53FAsthme bronchique, maladie de Vogt-Koyanagi-Harada, maladie de Hashimotoquelques jours après la 1ère et la 2ème doseARNm20ANA, C3 et C4 faiblesLES avec syndrome d’Evans
Gamonal27FN3 semaines après la 2ème doseVecteur viral21ANA, anti-ADNdb, anti-Sm, anti-SSA, taux bas de C3 et C4SLE avec AA
Rios42Ftrois grossesses, dont deux fausses couches spontanées2 semaines après la 1ère doseARNm18ANA, anti-ADNdb, C4 basLES avec APS secondaire
Wang37FN2 semaines après la 1ère doseVecteur viral12ANA, anti-ADNdb, C3 basLES avec acrocyanose
Mousa22FN1 semaine après la 1ère doseARNm25ANA, anti-ADNdb, taux de C3 et C4 basÉrythème polymorphe avec pancréatite aiguë et éruption vasculaire
Guérison24MN2 jours après la 1ère doseARNm21ANA, anti-Rib-P, anti-chromatine (nucléosomale), C3 faibleLES
Baez27Fdiabète sucré de type 12 semaines après la 2ème doseARNm19ANA, anti-SSA, anti-SSB, anti-ADNdb, C4 basLES
Lemoine68MN2 jours après la 1ère doseARNm12ANA, anti-ADNdb, p-ANCA avec spécificité anti-MPOLES
Khanna18Fautisme1 semaine après la 1ère doseARNm19ANA, anti-RNP, anti-Sm, taux bas de C3 et C4LES
Ghang20FN10 jours après la 1ère doseARNm14ANA, anti-SSA, anti-SSBLES

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F, femme ; M, homme ; ANA, anticorps antinucléaires ; anti-ADNdb, anticorps reconnaissant l’ADN double brin ; anti-SSA, anticorps anti-Sjögren A ; anti-SSB, anticorps anti-Sjögren B ; anti-RNP, anticorps anti-protéine ribonucléaire ; anti-Sm, anticorps anti-Smith ; anti-Rib-P, anticorps anti-protéine ribosomale P ; C3, complément C3 ; C4, complément C4 ; LES, lupus érythémateux systémique ; AA, pelade ; SAPL, syndrome des antiphospholipides ; APM, antécédents médicaux. Le score du LES est basé sur les critères de classification 2019 de l’American College of Rheumatology/European League Against Rheumatism (ACR/EULAR).

À ce jour, seuls trois cas de néphrite lupique (NL) d’apparition récente après vaccination contre la COVID-19 ont été rapportés [ [74] , [75] , [76] ]( Tableau 4 ) . Deux cas sont survenus après une vaccination par vecteur viral et un cas après une vaccination par ARNm. L’âge des patients était très variable (de 14 à 60 ans) et les symptômes initiaux divers. Cependant, les profils sérologiques étaient globalement similaires, avec des titres d’ANA élevés, des anticorps anti-ADN double brin positifs et des taux de complément bas. Les trois patients ont reçu un traitement immunosuppresseur, entraînant des rémissions d’intensité variable.

Tableau 4.

Cas signalés de néphrite lupique après vaccination contre la COVID-19.

AuteursÂgesexePMHChronologie de l’apparition des symptômesType de vaccinDébut des symptômesProfil sérologiquetraitementrésultat
Zavala-Miranda et al.23FN1 semaine après la 1ère doseVecteur viralœdème des paupières, urine mousseuse, chute de cheveuxANA ; anti-ADNdb ; taux de C3 et C4 basmycophénolate mofétil ; glucocorticoïdes ; hydroxychloroquine ; diurétiquesR
Kim et al.60FNaprès la 2ème doseVecteur viralasthénique ; ne mangeait pas bienANA ; anti-ADNdb ; anti-Sm ; taux de C3 et C4 basméthylprednisolone ; cyclophosphamide ; prednisolone ; hydroxychloroquineR
Nelson et al.14MN2 jours après la 3ème doseARNméruption cutanée du visage non photosensibleANA ; anti-ADNdb ; anti-Sm ; anti-RNP ; C3 et C4 faiblesPrednisone ; mycophénolate mofétil ; losartan ; hydroxychloroquineR

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F, femme ; M, homme ; ANA, anticorps antinucléaire ; anti-dsDNA, anticorps reconnaissant l’ADN double brin ; anti-RNP, anticorps anti-protéine ribonucléaire ; anti-Sm, anticorps anti-Smith ; N, aucun ; NA, non applicable ; R, réponse.

Bien que ces résultats suggèrent que le vaccin contre la COVID-19 puisse déclencher l’apparition d’une néphrite lupique chez les populations sensibles, une relation de cause à effet définitive entre la vaccination contre la COVID-19 et la néphrite lupique n’a pas encore été établie.

3.1.4. Glomérulosclérose segmentaire et focale (GSF)

La glomérulosclérose segmentaire et focale (GSF) est un syndrome hétérogène résultant de lésions podocytaires causées par divers facteurs et représente une cause majeure de maladie rénale dans le monde [ 77 ]. Récemment, cinq cas de GSF de novo après vaccination contre la COVID-19 ont été rapportés [ 13 , [78] , [79] , [80] , [81] ] ( Tableau 5) . ), dont quatre cas après vaccination par ARNm et un après vaccination par vecteur viral. La majorité des patients étaient des femmes (3/5, 60 %) et âgées de moins de 30 ans (4/5, 80 %). Un syndrome néphrotique caractérisé par des œdèmes et une protéinurie est apparu chez la quasi-totalité des patients après la vaccination, et la biopsie rénale a confirmé une FSGS. Outre un traitement conservateur, les cinq patients ont reçu une corticothérapie, et trois d’entre eux ont également reçu un traitement immunosuppresseur. La plupart des cas ont bien répondu à l’immunosuppression régulière. Cependant, Jha et al. ont rapporté le cas d’un patient de 21 ans ayant développé une FSGS de novo après vaccination par ChAdOx1 nCoV-19 et n’ayant pas répondu au traitement par corticoïdes, tacrolimus et rituximab, contrairement aux quatre autres patients [ [78 ]. Il est difficile d’établir un lien de causalité définitif entre la vaccination contre la COVID-19 et la FSGS, en raison du faible nombre de cas rapportés. Néanmoins, des études antérieures ont suggéré que les vaccins à ARNm pourraient induire des réponses des lymphocytes T, et que la réponse immunitaire à médiation cellulaire T pourrait potentiellement déclencher des lésions des podocytes [ 82 ].

Tableau 5.

Cas signalés de FSGS après vaccination contre la COVID-19.

AuteursÂgesexePMHChronologie de l’apparition des symptômesType de vaccinDébut des symptômesCaractéristiques du laboratoiretraitementrésultat
Jha et al.21MN12 jours après la 1ère doseVecteur viralgonflement du visage ; gonflement des membres inférieursCréatinine sérique : 1,06 mg/dl ; protéines : 4+ ; albumine : 0,9 g/dl ; biopsie rénale : FSGSstéroïde ; tacrolimus ; rituximabNon.
Dormann et al.20Frégime végétalien5 jours après la 1ère doseARNmœdème généraliséCréatinine sérique : 0,47 mg/dl ; protéinurie ; rapport protéine/créatinine urinaire : 10,3 g/g ; albumine : 120 mg/dl ; biopsie rénale : glomérulosclérose segmentaire et focale (GSF)prednisolone ; diurétique ; hypolipémiant ; supplément de vitamine DRP
Fenoglio et al.24FNaprès la 2ème doseARNmNSBiopsie rénale : FSGSGlucocorticoïdesQUE
Lim et al.29MN7 jours après la 1ère doseARNmœdème ; diminution du débit urinaireCréatinine sérique : 1,24 mg/dL ; protéines : 4+ ; albumine : 2,5 g/dL ; rapport protéine/créatinine urinaire : 6,12 g/g ; C3 : 144 mg/dL ; C4 : 65 mg/dL. Biopsie rénale : FSGS.prednisolone; diurétiques; antagoniste des récepteurs de l’angiotensine; statineR
Marega et al.80FTTP;HT; HTP;IHD2 semaines après la 2ème doseARNmprise de poids ; œdème généraliséCréatinine sérique : 2 mg/dL ; Alb : 2 g/dL ; Protéinurie : 300 mg/dL ; Hyperthermie maligne ; Anticorps anti-PLA2R : Positifs ; Biopsie rénale : GLS sclérosante et focale sur une glomérulonéphrite membraneuse (GNM)Stéroïdes ; cyclophosphamideR

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F, femme ; M, homme ; glomérulosclérose segmentaire et focale (GSF) ; cardiopathie ischémique (CI) ; purpura thrombotique thrombocytopénique (PTT) ; hypothyroïdie (HTA) ; hypertension artérielle (HTA) ; hématurie microscopique (HM) ; syndrome néphrotique (SN) ; récepteur de la phospholipase A2 (PLA2R) ; créatinine sérique (Scr) ; albumine sérique (ALB) ; rapport protéine/créatinine urinaire (UPCR) ; complément C3 (C3) ; complément C4 (C4) ; aucun (N) ; rémission (R) ; rémission partielle (RP) ; non applicable (NA) ; absence de réponse (NR).

Globalement, ces résultats suggèrent que la vaccination contre la COVID-19 pourrait induire une glomérulosclérose segmentaire et focale (GSF) chez certains individus prédisposés. Des études complémentaires sont nécessaires pour déterminer les mécanismes sous-jacents et identifier les facteurs de risque associés à la GSF après vaccination contre la COVID-19.

3.1.5. Autres

En plus des effets indésirables susmentionnés induits par la vaccination contre la COVID-19, d’autres manifestations auto-immunes ont également été rapportées dans certains cas, notamment la néphrite associée aux ANCA, la microangiopathie thrombotique (MAT) et d’autres encore.

Kim et al. ont rapporté le cas d’une femme de 72 ans présentant une anorexie, des douleurs abdominales et de la fièvre après vaccination par ARNm. Les analyses biologiques ont révélé la présence de sang occulte dans les selles (2+), une protéinurie (2+), une hématurie microscopique et une créatininémie élevée (1,25 mg/dL). Les tests sérologiques ont mis en évidence des titres positifs d’ANCA et d’anticorps anti-MPO. La biopsie rénale a permis de diagnostiquer une glomérulonéphrite proliférative à croissants pauci-immune associée aux ANCA. Après un traitement par corticoïdes à haute dose et des échanges plasmatiques, l’état clinique et la fonction rénale de la patiente se sont améliorés [ 83 ].

Fabritiis et al. ont rapporté le cas d’un homme de 35 ans, auparavant en bonne santé, qui a développé une fatigue modérée le lendemain de la première dose de vaccin à ARNm, associée à une dysgueusie, des myalgies, une pharyngodynie et une urine mousseuse. Les analyses biologiques ont révélé une protéinurie néphrotique et une microhématurie. La biopsie rénale a mis en évidence des altérations ultrastructurales évocatrices d’une phase initiale de microangiopathie thrombotique rénale (MAT). Une rémission complète de la protéinurie et de la microhématurie a été obtenue quatre semaines après un traitement par corticoïdes à forte dose [ 84 ]. Cependant, Bitzan et al. avaient déjà rapporté cinq cas de MAT après vaccination antigrippale [ 85 ]. À ce jour, peu de cas de microangiopathie thrombotique ont été rapportés après vaccination contre la COVID-19, ce qui suggère que le mécanisme physiopathologique sous-jacent reste à élucider.

3.2. Maladies rhumatismales auto-immunes (MRA)

3.2.1. Arthrite rhumatoïde (PR)

La polyarthrite rhumatoïde (PR) est une maladie auto-immune inflammatoire caractérisée par la présence du facteur rhumatoïde (FR) et d’anticorps anti-protéines citrullinées (ACPA), responsables de l’inflammation [ 86 ]. Sept cas de PR de novo après vaccination contre la COVID-19 ont été rapportés, avec une incidence plus élevée chez les femmes (4/7, 57 %) [ 14 , 87 , 88 , 89 , 90 , 91 ]. Quatre de ces cas sont survenus après vaccination par le vaccin à ARNm et un après vaccination par vecteur viral. Yonezawa et al. ont rapporté le premier cas de PR séropositive de novo après vaccination par le vaccin à ARNm contre la COVID-19 [ 87 ]. Dans la plupart des cas, les patients présentaient des symptômes précoces d’arthrite, tels que raideur matinale, gonflement et douleur. Les tests sérologiques ont révélé la présence de FR et d’ACPA. Le traitement a inclus des corticoïdes : quatre cas ont été traités par méthotrexate, deux par hydroxychloroquine et un par tocilizumab. La plupart des patients ont bien répondu au traitement et ont obtenu des degrés variables de rémission clinique. Cependant, Nahra et al. ont rapporté que les symptômes réapparaissaient chez les patients après que la dose de prednisone ait été réduite à moins de 10 mg par jour [ 88 ].

3.2.2. Syndrome des antiphospholipides (SAPL)

Le syndrome des antiphospholipides (SAPL) est une forme particulière de thrombophilie auto-immune caractérisée par des thromboses récurrentes et des complications de grossesse. L’anticoagulant lupique est le facteur prédictif le plus significatif des manifestations du SAPL [ 92 ]. Moreno-Torres et al. ont récemment rapporté un cas de SAPL survenu après la vaccination contre la COVID-19 par un vaccin à ARNm. La patiente, une femme de 27 ans présentant un déficit immunitaire A sélectif et une infection à la COVID-19 paucisymptomatique, a développé de la fièvre, une ischémie digitale et des douleurs abdominales 36 heures après avoir reçu la première dose du vaccin à ARNm BNT162b2. Les analyses biologiques ont révélé la présence d’un anticoagulant lupique. La patiente a été traitée par prednisone à faible dose, hydroxychloroquine, héparine de bas poids moléculaire (HBPM) à posologie adaptée et hémodialyse trois fois par semaine [ 93 ].

Dans un autre cas, Molina-Rios et al. ont rapporté le cas d’une femme de 42 ans ayant des antécédents de trois grossesses, dont deux se sont soldées par des fausses couches spontanées. Deux semaines après avoir reçu la première dose du vaccin à ARNm, elle a présenté des polyarthralgies inflammatoires, une synovite bilatérale et une enthésopathie achilléenne bilatérale. Au vu des données de laboratoire et des résultats d’imagerie, un lupus érythémateux systémique (LES) et un syndrome des antiphospholipides (SAPL) secondaire ont été suspectés [ 94 ].

3.2.3. Maladie de Still de l’adulte (AOSD)

La maladie de Still de l’adulte (MSA) est une maladie auto-inflammatoire rare d’étiologie inconnue, caractérisée par une forte fièvre intermittente, des arthralgies, une éruption cutanée fugace et une hyperleucocytose marquée avec neutrophilie [ 95 ]. Vingt-deux cas de MSA d’apparition récente ont été rapportés chez des patients présentant une hématurie macroscopique après vaccination contre la COVID-19, avec un ratio hommes/femmes de 4:7 [ [96] , [97] , [98] , [99] , [100] , [101] , [102] , [103] , [104] , [105] , [106] , [107] , [108] , [109] , [110] ]. Dix cas ont été rapportés après la vaccination par ARNm, dont cinq après la deuxième dose, et les autres après la vaccination par vecteur viral, dont un cas après la deuxième dose. La fièvre était le premier symptôme chez tous les patients après la vaccination, parfois accompagnée d’autres symptômes tels que maux de gorge, arthrite, céphalées, etc. Avec la progression de la maladie, la plupart des patients ont développé des éruptions cutanées. Les analyses biologiques ont révélé une hyperleucocytose et une élévation de la CRP chez la plupart des patients, tandis que certains présentaient une augmentation des enzymes hépatiques. La grande majorité des patients répondent à la corticothérapie, quelques-uns nécessitant un traitement par tocilizumab. Cependant, Gasparotto et al. ont rapporté le cas d’une femme de 50 ans n’ayant pas obtenu de rémission après un traitement par corticoïdes et anti-IL-1. 101 ].

La pathogénie exacte de l’AOSD n’est pas entièrement comprise, mais des études antérieures ont montré que l’activation du système immunitaire inné est impliquée, les récepteurs Toll-like (TLR) activant possiblement le système immunitaire inné avec une surproduction de cytokines subséquente, en particulier l’IL-1, l’IL-18, l’IL-6 et le TNF-α aberrants continus [ 95 ].

3.2.4. Vascularite associée aux ANCA (AAV) et cellulite géante (GCA)

La vascularite associée aux auto-anticorps anticytoplasmiques de neutrophiles (ANCA) est une maladie auto-immune rare caractérisée par une vascularite sévère des petits vaisseaux et une perte de tolérance aux protéines des granules primaires des neutrophiles, telles que la protéinase 3 leucocytaire (PR3-ANCA) ou la myéloperoxydase (MPO-ANCA). On distingue trois types de vascularite associée aux ANCA selon leurs caractéristiques cliniques : la granulomatose avec polyangéite (GPA), la polyangéite microscopique (PAM) et la granulomatose avec polyangéite éosinophilique (GPA-E) [ 111 ]. Dix-sept nouveaux cas de vascularite associée aux ANCA (VAA) ont été rapportés, dont 5 cas de vascularite à ANCA anti-PR3, 9 cas de vascularite à ANCA anti- . de cas soit 11/17 , et MPO 3 ] patients 112-128 [ % La anti MPO à vascularite anti ANCAdes ( 64,7 des ) majorité PR3 étaient femmeset . Parmi ces 17 cas, 13 ont été rapportés après vaccination par ARNm, 3 après vaccination par vecteur viral et 1 après vaccination par vaccin inactivé. Tous les patients ont reçu une corticothérapie, et certains ont également bénéficié d’hémodialyse (2/17, 11,8 %), de plasmaphérèse (7/17, 41,2 %), de cyclophosphamide (11/17, 64,7 %) et de rituximab (6/17, 35,3 %). Christodoulou et al. ont rapporté le premier cas d’un patient en bonne santé ayant développé une vascularite à ANCA anti-MPO de novo peu après la vaccination contre la COVID-19. Ce patient a répondu aux corticoïdes et au cyclophosphamide, mais a rechuté immédiatement après une infection par la COVID-19. 121 ]. Cette découverte suggère que l’infection par le SARS-CoV-2 et la vaccination peuvent toutes deux induire une vascularite et impliquer des mécanismes immunitaires similaires.

Par ailleurs, So et al. ont rapporté un nouveau cas de MPA d’apparition récente après vaccination contre la COVID-19. Un homme de 42 ans, en bonne santé, a présenté une asthénie, une dyspnée, des œdèmes, une hématurie macroscopique et une perte de poids importante après avoir reçu une deuxième dose de vaccin à ARNm. L’élévation des anticorps anti-MPO et les résultats histologiques ont permis de poser le diagnostic de MPA. Après un traitement par glucocorticoïdes, rituximab et échanges plasmatiques, l’état du patient s’est amélioré [ 129 ]. Cependant, le mécanisme exact par lequel les vaccins contre la COVID-19 induisent une vascularite associée aux ANCA (VAA) reste encore mal compris.

L’artérite à cellules géantes (ACG) est une maladie inflammatoire rare touchant les vaisseaux sanguins de moyen et gros calibre. Ses manifestations cliniques incluent des céphalées, une sensibilité du cuir chevelu, des douleurs à la mâchoire et à la langue, ainsi que des troubles visuels [ 130 ]. ​​Cinq nouveaux cas d’ACG ont été rapportés : trois patients ont développé des symptômes après la vaccination par ARNm et un patient après la première dose du vaccin à vecteur viral [ [131] , [132] , [134 [133] , ] , [135] ]. Quatre patients (80 %) présentaient des céphalées, tandis que deux (40 %) présentaient une claudication de la mâchoire. Une sensibilité du cuir chevelu a été observée dans deux cas (40 %). La plupart des patients ont répondu à la corticothérapie. Mungmungpuntipantip et al. suggèrent que la vaccination contre la COVID-19 pourrait augmenter la viscosité sanguine, ce qui pourrait entraîner une inflammation et, par conséquent, une artérite [ 136 ]. Cependant, la pathogenèse sous-jacente de l’ACG reste incertaine et pourrait être associée aux vaccins contre la COVID-19.

3.2.5. Syndrome de Sjögren (SS) et maladie de Behçet (BD)

Ramos-Casals et al. ont décrit le premier cas de syndrome de Sjögren infraclinique survenu 10 jours après la première dose du vaccin ChAdOx1 nCoV-19 (Oxford/AstraZeneca). Un homme de 55 ans, ayant des antécédents de cancer du côlon, a présenté des pétéchies généralisées, des saignements gingivaux et une hématurie après la vaccination. Les analyses biologiques ont révélé un taux de plaquettes de 3 x 10⁹/L. 9 /L, anticorps IgG positifs, ANA et anticorps anti-Ro52 [ 137 ].

Tagini et al. ont décrit le premier cas de maladie de Behçet (MB) d’apparition récente, survenu 15 jours après la deuxième dose du vaccin SARS-CoV-2 mRNA-1273. Une femme d’une vingtaine d’années, ayant des antécédents de syndrome des ovaires polykystiques, a consulté pour un malaise général évoluant depuis une semaine et un premier épisode d’ulcérations buccales et génitales douloureuses après la vaccination. La MB a été suspectée sur la base du tableau clinique, et la patiente a rapidement guéri après la mise en place d’un traitement par prednisone à la dose de 1 mg/kg/jour [ 138 ].

3.3. Hépatite auto-immune (HAI)

L’hépatite auto-immune (HAI) est une maladie hépatique chronique caractérisée par une élévation des transaminases sériques, une augmentation du taux d’immunoglobulines G, la présence d’auto-anticorps et une hépatite d’interface à l’examen histologique du foie [ 139 ]. Le premier cas d’HAI survenu après une vaccination contre la COVID-19 a été rapporté par Bril et al. chez une femme de 35 ans ayant développé une HAI une semaine après avoir reçu la première dose du vaccin contre la COVID-19 (Pfizer-BioNTech) au cours de son troisième mois post-partum [ 140 ]. Bien que le taux d’immunoglobulines G n’ait pas été aussi élevé que ce qui est généralement observé dans l’HAI, l’examen histologique a révélé la présence d’éosinophiles, également observés dans les lésions hépatiques d’origine médicamenteuse ou toxique. Cependant, ces deux conditions ont aussi été décrites dans le contexte de l’HAI [ 141 , 142 ]. À ce jour, les vaccins contre la COVID-19 qui induisent une AIH comprennent les vaccins à ARNm, les vaccins à vecteur viral et les vaccins inactivés, les vaccins à ARNm représentant la majorité et les vaccins inactivés la plus faible [ 15 , 140 , [143 , ] , [144] , [145] , [146] , [147] [148] , [149] , [150] , [151] , [152] , [153] , [154] , [155] , [156 ] , [157] , [158] , [ 160 [159] , ] , [161] , [162] , [163] ] , , [164 [165] , [166] [ , , 167] ]. Clayton-Chubb et al. ont rapporté pour la première fois un cas d’ hépatite [168] auto-immune (HAI) induite par un vaccin à adénovirus. Un médecin de 36 ans, présentant des antécédents d’hypertension mais sans antécédent de maladie hépatique, a développé une HAI après la première dose du vaccin ChAdOx1 nCoV-19 (Oxford-AstraZeneca) [ 152 ]. Mekritthikrai et al. ont rapporté le premier cas de poussée d’HAI après administration d’un vaccin inactivé contre la COVID-19. Une femme de 52 ans sans antécédents de maladie hépatique a reçu un diagnostic d’AIH après avoir reçu 2 doses de vaccin inactivé contre la COVID-19 (CoronaVac) [ 157 ].

Bien qu’un nombre croissant d’études aient établi un lien entre la vaccination contre la COVID-19 et le développement d’une hépatite auto-immune (HAI), les mécanismes sous-jacents restent mal compris. Vojdani et al. ont constaté que les anticorps dirigés contre la protéine Spike du SARS-CoV-2 présentaient une réactivité croisée avec la transglutaminase 3 (TTG3), la transglutaminase 2 (TTG2) et d’autres protéines, suggérant que le SARS-CoV-2 pourrait déclencher une auto-immunité [ 169 ]. Par ailleurs, des études antérieures ont décrit une relation entre la vaccination et le développement d’une HAI, notamment avec les vaccins contre la grippe [ 170 ], ce qui laisse penser que les vaccins contre la COVID-19 pourraient également induire une HAI. Les cas présentés ci-dessus indiquent que différents types de vaccins ont des potentiels différents d’induction d’auto-immunité, et que les mécanismes par lesquels ils la favorisent peuvent également différer légèrement. Dans le cas des vaccins à ARNm, l’activité adjuvante et la liaison aux récepteurs de reconnaissance de motifs (PRR), tels que les récepteurs Toll-like, pourraient déclencher des réponses immunitaires des lymphocytes T et B [ 171 , 172 ]. Pour les vaccins à vecteur viral, des adjuvants ou la liaison à des récepteurs modèles, notamment TLR9, peuvent être impliqués [ 173 ]. Les vaccins inactivés peuvent exercer des effets immunitaires par le biais d’adjuvants et de mimétisme moléculaire [ 157 ].

3.4. Diabète sucré de type 1 (DT1)

Le diabète de type 1 (DT1) est une maladie endocrinienne auto-immune caractérisée par des symptômes tels que polyurie, nycturie, énurésie, léthargie, polydipsie, perte de poids et douleurs abdominales [ 174 ]. Sur les 13 cas analysés (6 hommes et 7 femmes), environ 54 % n’avaient aucun antécédent de maladie auto-immune, tandis que 15 % présentaient des antécédents de vitiligo, de diabète de type 2 et de thyroïdite de Hashimoto [ [175] , [176] , [177] , [178] , [179] , [180] , [181] , [182] , [183] ]. Dix patients ont reçu le vaccin à ARNm et deux le vaccin inactivé. Presque tous les patients présentaient des symptômes classiques du diabète, tels que soif, polyurie, polydipsie et fatigue, et ont connu une rémission après un traitement à l’insuline, un patient présentant une aggravation de son état après une thérapie nutritionnelle médicale.

Tang et al. ont rapporté le premier cas d’un homme de 50 ans, en bonne santé, ayant développé un diabète de type 1 fulminant (DT1F) après avoir reçu un vaccin inactivé contre la COVID-19. Le patient a présenté de la fièvre et une polydipsie et une polyurie d’apparition brutale 5 jours après la vaccination. Les analyses biologiques réalisées à l’admission ont révélé une hyperglycémie, une cétose, une acidose métabolique et la présence d’allèles HLA de susceptibilité au DT1F (DQB1*02:03/03:03 et DRB1*09:01/09:01). Cependant, la fonction des îlots de Langerhans du patient était presque totalement abolie 4 semaines après l’admission. Tang et al. ont suggéré qu’une susceptibilité génétique et une auto-immunité pourraient être impliquées dans la pathogenèse du DT1F, indiquant que la vaccination pourrait déclencher une auto-immunité chez les individus présentant une prédisposition génétique et induire un DT1F [ 176 ]. Par ailleurs, Sasaki et al. Il a été suggéré qu’il n’existe peut-être pas un mécanisme unique responsable de la perte de fonction des îlots de Langerhans et du développement d’une hyperglycémie associées à la vaccination contre la Covid-19, car les patients atteints de diabète de type 1 nouvellement diagnostiqué et présentant des auto-anticorps positifs ont développé des symptômes 4 à 7 semaines après la vaccination, tandis que les patients présentant des auto-anticorps négatifs ont présenté des symptômes dans la semaine suivant la vaccination. Le type de vaccin pourrait également être un facteur contribuant à la différence de délai d’apparition des symptômes. 181 ].

La protéine MDA5 est une protéine essentielle de reconnaissance des pathogènes innés, impliquée dans la réponse immunitaire aux vaccins à ARNm contre la COVID-19. Selon Sakurai et al., MDA5 reconnaît l’ARN de ces vaccins et déclenche la synthèse d’interférons de type I. Cette réponse immunitaire peut perturber la production d’insuline, la conversion de la proinsuline et la fonction mitochondriale des cellules β pancréatiques, favorisant ainsi le développement du diabète [ 180 ].

3.5. Anémie hémolytique auto-immune (AHAI)

À ce jour, les études sur les troubles hématologiques auto-immuns induits par la vaccination se sont concentrées sur les cas de thrombose associée à la vaccination avec thrombocytopénie (TIV), tandis que les rapports d’autres maladies hématologiques liées à la vaccination sont rares. L’anémie hémolytique auto-immune (AHAI) est l’un de ces troubles rares, caractérisé par la destruction accélérée des globules rouges autologues (GR) due à des auto-anticorps [ 184 ].

Parmi les 9 nouveaux cas d’anémie hémolytique auto-immune (AHAI) rapportés, 6 patients ont développé des symptômes après la vaccination par ARNm et 3 après la vaccination par vecteur viral [ 185 , 186 , 187 , 188 , 189 , 190 ]. Les analyses biologiques ont révélé chez tous les patients une diminution des taux d’hémoglobine et d’haptoglobine, une augmentation des taux de LDH et de bilirubine, ainsi qu’un test de Coombs direct positif. Le traitement a consisté en une corticothérapie pour tous les patients, tandis que 4 (44 %) ont reçu du rituximab ou des immunoglobulines, et 2 (22 %) ont bénéficié de transfusions de globules rouges. Un patient a reçu une plasmaphérèse ou du mycophénolate mofétil.

Le mécanisme par lequel les vaccins contre la COVID-19 induisent une anémie hémolytique auto-immune (AHAI) reste obscur. Angileri et al. ont suggéré l’implication d’un mimétisme moléculaire. L’ankyrine-1 (ANK-1) est une protéine membranaire érythrocytaire essentielle à la différenciation et à la fonction des érythrocytes. Ils ont constaté qu’ANK-1 partage un épitope antigénique immunogène putatif (acides aminés LLLQY) présentant une identité de 100 % avec l’épitope immunogène prédit de la protéine Spike (750-SNLLLQYGSFCTQL-763) pour les lymphocytes B. Ainsi, la glycoprotéine Spike virale codée par les vaccins à ARNm pourrait induire la production d’anticorps dirigés contre cette protéine, lesquels pourraient réagir de manière croisée avec la protéine ANK-1 des globules rouges par mimétisme moléculaire, conduisant à une AHAI [ 191 ].

3.6. Autres

Outre les effets indésirables précédemment décrits, la vaccination contre la COVID-19 a également été associée à diverses manifestations auto-immunes. Celles-ci incluent la thrombocytopénie et la thrombose immunologiques induites par la vaccination (TIV), la myocardite, l’alopécie areata (AA), les thyroïdites auto-immunes et le syndrome de Guillain-Barré (SGB). Pavord et al. ont mené une étude de cohorte prospective portant sur 294 patients présentant une suspicion de TIV. Ce syndrome est caractérisé par une thrombose, une thrombocytopénie, une élévation des D-dimères et la présence d’anticorps anti-facteur plaquettaire 4 (PF4), observées 5 à 30 jours après la vaccination contre le SARS-CoV-2 [ 192 ]. La myocardite est une autre complication rare rapportée après la vaccination contre la COVID-19. Fichadiya et al. Un cas a été rapporté chez un homme de 60 ans en bonne santé, sans antécédents médicaux, ayant développé des symptômes d’insuffisance cardiaque (classe 4 de la N-Ya) et une suspicion de myocardite quatre semaines après avoir reçu la première dose du vaccin contre la COVID-19 (mRNA1273, Moderna) [ 193 ]. L’alopécie areata (AA), classée comme une maladie auto-immune d’étiologie inconnue, a également été associée à la vaccination contre la COVID-19. Lee et al. ont rapporté le cas d’un homme de 80 ans ayant développé une AA après la première dose du vaccin contre la COVID-19 (BNT162b2) [ ]. [194 ]. De plus, plusieurs troubles thyroïdiens, tels que la maladie de Basedow, la thyroïdite subaiguë et d’autres, ont été rapportés après la vaccination contre la COVID-19 [ 195 ]. Le syndrome de Guillain-Barré (SGB) est une affection aiguë du système nerveux et fait partie des maladies neurologiques auto-immunes. McKean et Chircop ont rapporté le cas d’un homme de 48 ans atteint de dyslipidémie qui a développé un SGB après la première dose du vaccin contre la COVID-19 (Vaxzevria) [ 196 ].

Des résultats récents suggèrent une augmentation de l’incidence des maladies auto-immunes déclenchées par les vaccins contre la COVID-19, soulignant l’urgence d’identifier les populations à haut risque et vulnérables. Il est par ailleurs essentiel de recueillir davantage de preuves pour confirmer le lien entre les vaccins contre la COVID-19 et l’auto-immunité. À cette fin, plusieurs mécanismes ont été proposés pour élucider cette relation causale ; ils seront détaillés dans la section suivante ( Fig. 1). ).

Fig. 1
Illustration schématique des mécanismes induisant des maladies auto-immunes après la vaccination contre la COVID-19. A. Après la vaccination, les antigènes vaccinaux peuvent déclencher une réponse immunitaire. Cependant, en raison de la présence d’un heptapeptide commun à la glycoprotéine Spike du SARS-CoV-2 et à des protéines humaines, les antigènes vaccinaux peuvent également attaquer des protéines humaines de structure similaire par mimétisme moléculaire. B. Les adjuvants vaccinaux peuvent agir comme ligands des récepteurs de reconnaissance de motifs (PRR), tels que les récepteurs de type Toll (TLR), s’y lier pour mobiliser les cellules immunitaires innées et induire la sécrétion massive de cytokines, stimulant ainsi une réponse immunitaire innée. De plus, les adjuvants renforcent également l’induction de réponses immunitaires adaptatives aux antigènes vaccinaux. En se liant aux récepteurs des lymphocytes T (TCR), les antigènes activent les lymphocytes T naïfs, qui se différencient en lymphocytes Th1 ou Th2 sous l’influence de différentes cytokines. Les cellules Th1 stimulent principalement les réponses cellulaires, notamment la production de lymphocytes T cytotoxiques (CTL) capables d’éliminer les cellules infectées, tandis que les cellules Th2 favorisent les réponses humorales, telles que la prolifération et la différenciation des lymphocytes B, ainsi que la sécrétion d’anticorps neutralisants. C. Lors de la réponse immunitaire innée suivant la vaccination, le système immunitaire produit de nombreuses cytokines, susceptibles d’induire une auto-immunité par activation indirecte. Ceci inclut l’activation des lymphocytes CD8+ par activation indirecte. + Les lymphocytes T principalement sous l’action de l’IL-15 et l’activation des CD4 + Les lymphocytes T sont principalement sous l’influence de l’IL-2. PRR : récepteurs de reconnaissance de motifs ; TLR : récepteur de type Toll ; TCR : récepteur des lymphocytes T ; CTL : lymphocyte T cytotoxique.

4. Mécanismes des maladies auto-immunes induites par le vaccin contre la COVID-19

4.1. Mimétisme moléculaire et réaction croisée immunitaire

Le terme de mimétisme moléculaire désigne la similarité structurale entre certaines protéines humaines et certains éléments pathogènes contenus dans les vaccins. Cette similarité peut entraîner une réaction croisée immunitaire, au cours de laquelle le système immunitaire confond des protéines humaines avec des agents pathogènes et les attaque, provoquant ainsi des maladies auto-immunes [ 69 ]. Segal et al. ont suggéré plusieurs exemples de maladies auto-immunes induites par la vaccination et associées au mimétisme moléculaire et à une réaction croisée immunologique. Il s’agit notamment des vaccins contre la grippe (H1N1) et du syndrome de Guillain-Barré (SGB), des vaccins contre le virus de l’hépatite B et de la sclérose en plaques (SEP), ainsi que des papillomavirus humains (HPV) et du lupus érythémateux systémique (LES) [ 69 ]. Les mécanismes du mimétisme moléculaire et de la réaction croisée immunitaire pourraient également jouer un rôle important dans l’induction de maladies auto-immunes après une vaccination contre le SARS-CoV-2. Kanduc et al. ont analysé le partage de nombreux heptapeptides entre la glycoprotéine Spike du SARS-CoV-2 et des protéines humaines [ 197 ]. Par conséquent, les anticorps produits par l’organisme contre la protéine Spike du SARS-CoV-2 après la vaccination peuvent réagir de manière croisée avec l’hôte et provoquer des maladies auto-immunes.

4.2. Adjuvants

Les adjuvants sont des substances qui accélèrent, prolongent ou renforcent les réponses immunitaires spécifiques à un antigène sans posséder d’antigénicité spécifique. Ils stimulent le système immunitaire et augmentent la réponse aux vaccins [ 198 ]. Les récepteurs Toll-like (TLR) sont un groupe de récepteurs de reconnaissance de motifs (PRR) présents sur les cellules du système immunitaire inné. Ils reconnaissent les agents pathogènes et initient une réponse à l’infection. Les adjuvants agissent comme ligands des TLR, se liant à ces récepteurs et induisant des réponses immunitaires innées, suivies de réponses immunitaires adaptatives [ 199 ]. Cependant, des réponses anticorps adaptatives peuvent également survenir en l’absence de ligands des TLR, comme l’ont noté Gavin et al. [ 200 ]. Le concept d’« ASIA – syndrome auto-immun/inflammatoire induit par les adjuvants » a été proposé par Shoenfeld et Agmon-Levin, suggérant que les adjuvants peuvent déclencher des maladies à médiation immunitaire [ 201 ]. Néanmoins, des études supplémentaires sont nécessaires pour confirmer le rôle des adjuvants dans le développement des maladies auto-immunes induites par le vaccin contre la COVID-19.

4.3. Activation par les témoins

L’activation par effet de voisinage désigne l’activation des lymphocytes T et B dépendante des cytokines et indépendante des récepteurs des lymphocytes T et B [ 202 , 203 ]. Lors d’infections virales, Tough et al. ont rapporté pour la première fois que la prolifération des lymphocytes T est induite par les cytokines plutôt que par les TCR et que les cellules mémoire peuvent nécessiter une activation minimale des TCR ou être totalement indépendantes de ces derniers. Elles requièrent seulement une exposition intermittente à l’IFN-I libéré lors de l’infection virale pour promouvoir la mémoire immunitaire à long terme portée par les lymphocytes CD8+ [ 204 ]. De plus, Boyman a suggéré que l’activation par effet de voisinage des lymphocytes T CD4+ pourrait impliquer l’IL-2 et d’autres cytokines [ 205 ]. Dans les vaccins contenant un adjuvant ou avec des adjuvants seuls, les lymphocytes T peuvent être activés par des voies d’activation par effet de voisinage. Cependant, la migration de ces cellules autoréactives activées vers le site de l’inflammation et la sécrétion massive de cytokines peuvent suffire à induire des pathologies auto-immunes, telles que la polyarthrite rhumatoïde (PR), le lupus érythémateux systémique (LES) et le diabète de type 1 [ 202 ]. Par conséquent, il est fort probable que l’activation de cellules voisines soit impliquée dans les phénomènes d’auto-immunité qui surviennent après la vaccination contre la COVID-19.

4.4. Autres

Outre les mécanismes évoqués précédemment, deux autres mécanismes impliqués dans le développement des maladies auto-immunes induites par la vaccination sont la diffusion d’épitopes et l’activation polyclonale des lymphocytes B. L’extension épitopique (EE) désigne une réponse immunitaire dirigée contre un épitope différent de l’épitope dominant et sans réaction croisée. Cette réponse immunitaire peut s’étendre à différents épitopes d’une même protéine (EE intramoléculaire) ou à des épitopes d’autres protéines (EE intermoléculaire) [ 206 ]. Les travaux de Cornaby et al. ont montré que l’EE intermoléculaire et intramoléculaire des lymphocytes B contribue au développement de nombreuses maladies auto-immunes, notamment la polyarthrite rhumatoïde, le lupus érythémateux systémique, la maladie de Basedow et la sclérose en plaques [ 207 ].

L’activation polyclonale et la prolifération des lymphocytes B sont induites par une activation prolongée ou constante du système immunitaire [ 208 ]. Dans certains cas, cette activation conduit à la formation de complexes immuns circulants, susceptibles d’endommager les tissus de l’organisme.

5. Conclusion

Depuis le début de la pandémie de COVID-19, son impact sur l’économie mondiale, la politique et d’autres aspects a été considérable. En décembre 2021, le variant Omicron du SARS-CoV-2 est rapidement devenu la souche dominante de la pandémie. Notamment, Omicron présente de nombreuses mutations dans la protéine Spike, lui conférant une forte capacité d’échappement immunitaire. Les travaux de Shen suggèrent qu’une dose de rappel du vaccin contre la COVID-19 est essentielle pour générer des réponses d’anticorps neutralisants contre Omicron [ 209 ]. Compte tenu de sa forte infectiosité, même s’il est moins pathogène que les souches précédentes, un grand nombre de cas pourrait submerger les systèmes de santé [ 210 ]. Dans ce contexte, l’optimisation du vaccin contre la COVID-19, par exemple en modifiant la voie d’administration ou en adaptant les stratégies de vaccination (par exemple, en adoptant une vaccination séquentielle), est cruciale pour contrôler les infections et alléger la pression sur les systèmes de santé publique [ 211 ]. Il est toutefois important de ne pas négliger les effets secondaires potentiels de la vaccination.

Dans cette revue exhaustive, nous avons abordé les maladies auto-immunes rares susceptibles de survenir après une vaccination contre la COVID-19, telles que la glomérulonéphrite auto-immune, les maladies rhumatismales auto-immunes et l’hépatite auto-immune, entre autres. Toutefois, l’incidence réelle de ces maladies après vaccination demeure difficile à déterminer, car tous les cas ne sont pas, ou ne seront pas, signalés. Des recherches supplémentaires sont nécessaires pour établir un lien de causalité entre les vaccins contre la COVID-19 et les maladies auto-immunes susmentionnées.

Il est important de souligner que les vaccins sont généralement sûrs et nécessaires à la prévention des maladies. Les bénéfices de la vaccination contre la COVID-19 surpassent largement les risques théoriques, et nous encourageons vivement la vaccination à l’échelle mondiale afin de renforcer l’immunité collective. Néanmoins, il est de notre responsabilité de rester vigilants et de nous informer activement sur les effets indésirables graves associés aux vaccins contre la COVID-19, d’évaluer rigoureusement leur innocuité et de sensibiliser davantage le public et les professionnels de santé à la vaccination. Ceci permettra un dépistage, un diagnostic et un traitement rapides des maladies auto-immunes post-vaccinales grâce à la reconnaissance de leurs caractéristiques cliniques et biologiques.

Contributions des auteurs

Conception et réalisation de l’étude : QGL et XXL. Recherche bibliographique et collecte des données : MG. Rédaction du manuscrit : MG, XXL et QGL. LXMC et QGL ont apporté des révisions critiques à la revue. Tous les auteurs ont lu et approuvé la version finale du manuscrit. QGL est responsable de l’intégrité du contenu et de l’exactitude des analyses.

Financement

Cette étude a été soutenue par la Fondation nationale des sciences naturelles de Chine (81830019), la Fondation des sciences naturelles de Pékin (7202188) et le Fonds d’innovation du laboratoire Haihe sur l’écosystème cellulaire (22HHXBSS00002).

Déclaration de conflits d’intérêts

Les auteurs déclarent n’avoir aucun conflit d’intérêts financiers ou personnels connu susceptible d’avoir influencé les travaux présentés dans cet article.

Disponibilité des données

Les données seront disponibles sur demande.

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Louis Fouché : « Rester médecin dans un monde devenu fou »

Médecin anesthésiste-réanimateur, Louis Fouché revient sur la gestion du Covid, l’abandon des traitements précoces, les effets indésirables des injections, les failles de la pharmacovigilance et la crise de confiance qui frappe aujourd’hui la médecine. Un entretien sur le réel du soin, le poids des institutions et l’urgence de reconstruire une médecine profondément humaine.

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« Pour prouver au juge que la petite fille se prostituait, je l’ai achetée » — Michel Amas

https://www.epochtimes.fr/epoch-tv/ntd-lactu/pour-prouver-au-juge-que-la-petite-fille-se-prostituait-je-lai-achete-michel-amas-a3310477.html?utm_source=ref_share&utm_medium=link_copy

Maître Michel Amas, avocat marseillais au sein du cabinet Amas-Schenone et spécialiste de la protection de l’enfance, revient sur les nombreux dossiers traités par son cabinet. Il dénonce de graves dysfonctionnements au sein de l’Aide sociale à l’enfance (ASE), évoquant des affaires de maltraitance, de pédo-criminalité et de prostitution de mineurs. D’après lui, 20.000 enfants sont livrés, faute d’encadrements et de contrôles, à des réseaux de prostitutions infantiles. De nombreux drames humains pourraient facilement être évités, mais les pouvoirs publics s’emparent difficilement de cette question.

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Wejustice met en place une action collective contre la loi euthanasie

Mise à jour du 24 juillet à 5h42 :

Bravo aux 1.315 premiers signataires qui ont rejoint, en moins de 12 h, l’action collective relative à la loi euthanasie. ­ ­
Cliquez ici pour voir le mandat permettant de rejoindre l’action collective… ­ ­

Nous avons le plaisir d’apprendre que le Dr Louis Fouché, médecin anesthésiste-réanimateur, rejoint cette action.
Nous ne pourrons honorer les mandats donnés après ce vendredi 24 juillet à 12 h 30, notre mémoire en contribution extérieure devant le Conseil constitutionnel ayant vocation à être déposé incessamment sous peu. ­
­ ­ Lettre de Me Arnaud Durand, Avocat au Barreau de Paris ­ ­

L’Assemblée nationale vient d’imposer une loi euthanasie, via un texte à la rédaction dangereuse, après trois échecs et les blocages répétés du Sénat.
Ce n’est pas le principe de cette loi « relative à l’aide à mourir » qui nous interpelle ici : chacun, selon ses convictions, approuvera ou non le but.
En revanche, les modalités glaçantes de cette loi doivent nous interpeller.
Atteinte au consentement. La loi euthanasie prévoit que la personne qui demande à être tuée n’est informée des risques de défaillance de la substance létale… qu’après que sa demande a été accordée et confirmée. L’expérience de l’euthanasie à l’étranger montre pourtant que les complications et délais prolongés avant décès ne sont pas rares. Ces informations devraient donc être préalables à consentement éclairé.
Atteinte au droit à un juge. La loi euthanasie interdit aux tiers, y compris aux proches de la personne qui va se faire tuer (donc à ses propres enfants, ses frères et sœurs, etc.), d’intenter un recours, même s’ils estiment que son consentement n’est pas libre et éclairé (pressions par un héritier, incitation par un médecin euthanasiste, etc.).
Atteinte aux personnes protégées. Ces personnes (sous tutelle, curatelle, etc.) sont juridiquement dans l’impossibilité de pourvoir seules à leurs intérêts. Mais avec la loi euthanasie, elles redeviennent capables, non pas d’acheter une voiture mais de demander… à être achevées. Et ceux chargés de leur protection (tuteurs, curateurs, etc.) n’auront que deux jours pour intenter un recours. Et au lieu d’être naturellement orienté vers le juge judiciaire (gardien naturel des libertés individuelles), ce recours est attribué par cette loi au juge… administratif (formé généralement à l’ENA, École nationale d’administration, et non à l’École nationale de la magistrature). Et la commission mise en place par la loi euthanasie ne réexamine les dossiers… qu’après la mort, niant le droit à un recours effectif.
Atteinte aux garde-fous de la loi elle-même. Cette loi euthanasie comprend plusieurs garde-fous… facultatifs. Ainsi, le médecin euthanasiste sollicite l’avis d’un médecin spécialiste de la pathologie qui examine la personne sauf… « s’il ne l’estime pas nécessaire ». Il consulte un auxiliaire médical ou un aide-soignant intervenant dans le traitement de la personne ou « à défaut » n’importe quel autre auxiliaire médical. Il « peut » convier d’autres professionnels de santé. Lorsque la confirmation de la personne pour se faire tuer intervient tardivement, le médecin organisateur ne consulte à nouveau ces professionnels que « si besoin ».
Atteintes sur nombres d’autres aspects. Au-delà de la question relative au respect du serment d’Hippocrate « Je ne provoquerai jamais la mort délibérément. », l’éviction quasi complète du juge conduit à un inhabituel texte de loi où le médecin organisateur de la mort joue un étrange rôle de “juge-policier”. C’est ainsi le médecin qui se retrouve chargé de l’analyse de la validité du consentement de la personne à tuer, de l’existence de « pressions avérées », etc.

En résumé, rien que sur les modalités de cette loi euthanasie, beaucoup de choses ne vont pas.
Nous sommes donc en train de préparer un mémoire à déposer devant le Conseil constitutionnel, via la procédure de “porte étroite” permise dans la mesure où le Conseil constitutionnel a été saisi de la question de la validité de cette loi.
Après avoir rappelé les conflits d’intérêts touchant quatre de ses membres et demander leur déport ou récusation, nous développerons différents points d’inconstitutionnalité de cette loi euthanasie, notamment en lien avec les observations faites dans le présent email.

Pour que cette procédure ait de l’impact, il est utile que de nombreux citoyens nous mandatent à cet effet.
Vous pouvez faire entrer maintenant votre nom dans l’Histoire contre la loi euthanasie, nous interviendrons pro bono (gratuitement) :  ­ ­
Cliquez ici pour voir le mandat puis le signer sans aucun honoraire… ­ ­

Pour des raisons d’organisation, nous nous réservons la possibilité de refuser les mandats donnés après le 24 juillet à 10 h 30. ­
­ Votre très dévoué,
Arnaud Durand, Avocat au Barreau de Paris

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Quelques arguments frappants contre l’obligation vaccinale antigrippale

Source : AIMSIB

Dans ce monde furieux où l’incompétence politique sait parfaitement s’incliner devant les volontés financières les plus débridées issues des industriels du médicament, il n’est pas étonnant de voir régulièrement fleurir des propositions de lois aussi ineptes que dangereuses. Après avoir imposé aux professionnels de santé une vaccination anti-COVID totalement inutile mais de surcroît extrêmement mortifère, voilà que nos élites s’agitent à nouveau pour tenter de les réinjecter annuellement avec des bouillons antigrippaux bien suspects, tant pour leur bien que pour celui de leurs patients, naturellement. Par corruption, par soumission ou par incompétence, toujours est-il que cette idée de vaccination antigrippale forcée ne résiste pas une seconde à une étude attentive de la réalité sous-tendue par la maladie grippale et par la pauvreté insigne de la protection conférée par ces vaccins. Hélène Banoun vient ici nous rafraîchir l’esprit autour de ce sujet récurrent en automne…  Bonne lecture.     

Introduction

Le 11 juillet 2025, un projet de loi a été déposé rétablissant l’obligation de vaccination contre la grippe pour les professionnels de santé et permettant son remboursement pour tous les assurés sociaux, à titre expérimental et dans trois régions (1). Il a été aussi question de la rendre obligatoire pour les résidents des EHPAD, mais aucun projet de loi ne semble avoir été déposé (1 bis).

La grippe en onze rappels épidémiologiques fondamentaux

1- Rappelons que le vaccin grippe augmente le risque d’être infecté par le virus chez les professionnels de santé. (2)(3)

2- Selon une revue de la Cochrane de 2005, proposer la vaccination antigrippale aux personnes travaillant dans des établissements de soins aurait peu d’incidence sur le nombre de résidents qui contractent la grippe ou qui vont à l’hôpital pour une infection pulmonaire, par rapport à ceux vivant dans des établissements de soins où aucune vaccination n’est proposée. (4)

3- Les personnes vaccinées contre la grippe excrètent 6 fois plus de virus lorsqu’elles sont infectées et sont donc plus susceptibles de contaminer les autres que si elles étaient non vaccinées. (5)

4- La vaccination contre la grippe n’empêche pas la transmission du virus dans les familles, ne protège pas contre l’infection. Plus on vaccine, moins le vaccin est efficace. (6)

5- Selon une étude de 2005, il n’y a pas de corrélation entre l’augmentation de la couverture vaccinale et la baisse des taux de mortalité, et les études observationnelles surestiment considérablement les avantages de la vaccination. (7)

6- Selon une méta-analyse de 2012 de l’Institut Johns Hopkins, les preuves de l’efficacité du vaccin contre la grippe chez les plus de 65 ans font défaut. (8)

7- Selon une étude de la Cochrane menée par Tom Jefferson en 2020, les données disponibles sont de mauvaise qualité et ne fournissent aucune indication sur la sécurité, l’efficacité ou l’efficience des vaccins contre la grippe chez les personnes âgées de 65 ans ou plus. (9)

8- Selon une étude de 2020, la vaccination contre la grippe ne réduit pas les hospitalisations ni la mortalité chez les plus de 65 ans. (10)

9- Chez les enfants, on a constaté une augmentation du risque d’infections respiratoires aigües causées par des agents pathogènes respiratoires non grippaux après la vaccination antigrippale, par rapport aux enfants non vaccinés pendant la même période. (11)(12)

10- Selon plusieurs  articles de synthèse  de la Cochrane, le vaccin contre la grippe n’a pas prouvé son efficacité chez les enfants, ni sur les personnes atteintes de BPCO ou de maladies cardio-vasculaires. (13)(14)(15)

11- Bref, Pour en finir avec les balivernes sur l’efficacité du vaccin grippe :

capture d’écran 2025 09 10 à 18.31.23
https://www.aimsib.org/2025/02/23/pour-en-finir-avec-les-balivernes-sur-lefficacite-du-vaccin-grippe/

L’avis des autorités

– Odile Launay, coordinatrice du CIC de Vaccinologie Cochin-Pasteur (APHP), reconnait en 2019 que le vaccin grippe est un pari renouvelé chaque année. (16)

– Agnès BUZYN reconnait en 2019 que le vaccin grippe est un pari renouvelé chaque année, et que son efficacité est très variable et imprévisible. (17)

La HAS écrit en 2023 qu’étant donnée l’efficacité du vaccin grippe, le rendre obligatoire pour les soignants n’est pas approprié. Elle recommande d’autres mesures pour améliorer la CV des soignants. (18)

D’après une étude française, pour la saison 2024-2025, l’efficacité vaccinale était de 60% chez les 0-64 ans et de 22% chez les plus de 65 ans, plus faible que pour la saison précédente. L’efficacité est plus faible pour les souches de grippe A que de grippe B. Les calculs sont indirects (études cas-témoins) et considèrent une personne comme vaccinée seulement pour la période allant de 14 jours à 3 mois après l’injection. Lorsque l’on regarde la figure comparant les cas de grippe chez les plus de 65 ans vaccinés et non vaccinés , on se demande comment on arrive à 22% d’efficacité : les courbes sont identiques ! (19)

canada

Vaccin antigrippal d’aujourd’hui et de demain

Une remarque sur les vaccins grippe qui sont classiques pour le moment, mais pas si classiques !

En effet, depuis au moins 2009 les fabricants de vaccins cherchent à remplacer le processus de fabrication sur embryons de poulet, qui demande beaucoup d’œufs et qui fait muter le virus au cours de la fabrication. C’est d’ailleurs depuis cette époque qu’ils ont envisagé les vaccins géniques (ADN puis ARNm) ; et c’est pourquoi ils ont profité de la pandémie COVID pour lancer les ARNm en évitant les 10 ans de tests minimum nécessaires pour la mise sur le marché d’un vaccin  (voir mon livre « La Science face au Pouvoir »).

Une autre option est la culture du virus sur cellule de rein de chien. Mais se pose alors un nouveau problème : ces cellules MDCK (Madin-Darby Canine Kidney) sont une lignée transformée qui peut provoquer des tumeurs et transférer son activité néoplasique aux vaccinés.

Des chercheurs essaient de trouver un moyen pour que ces cellules ne soient plus cancérigènes (MiR-2779-x, un microARN clé lié à la tumorigénicité de la lignée cellulaire MDCK) (20)

Pour l’instant, Flucelvax Tetra de Seqirus et Optaflu (trivalent) de Novartis sont les seuls vaccins grippe cultivés sur MDCK autorisés en France et en Europe…

Hélène Banoun

Septembre 2025

Notes et sources

(1) https://www.assemblee-nationale.fr/dyn/17/textes/l17b1722_proposition-loi#
(1 bis) https://www.lequotidiendupharmacien.fr/exercice-pro/politique-de-sante/obligation-pour-les-professionnels-de-sante-et-les-residents-dehpad-prise-en-charge-pour-tous-la 
(2) Effectiveness of the Influenza Vaccine During the 2024-2025 Respiratory Viral Season, Nabin K. Shrestha, Patrick C. Burke, Amy S. Nowacki, Steven M. Gordon medRxiv 2025.01.30.25321421; https://doi.org/10.1101/2025.01.30.25321421
(3) Skowronski DM, De Serres G, Crowcroft NS, Janjua NZ, Boulianne N, Hottes TS, Rosella LC, Dickinson JA, Gilca R, Sethi P, Ouhoummane N, Willison DJ, Rouleau I, Petric M, Fonseca K, Drews SJ, Rebbapragada A, Charest H, Hamelin ME, Boivin G, Gardy JL, Li Y, Kwindt TL, Patrick DM, Brunham RC; Canadian SAVOIR Team. Association between the 2008-09 seasonal influenza vaccine and pandemic H1N1 illness during Spring-Summer 2009: four observational studies from Canada. PLoS Med. 2010 Apr 6;7(4):e1000258. doi: 10.1371/journal.pmed.1000258. PMID: 20386731; PMCID: PMC2850386. https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/20386731/
(4) Thomas RE, Jefferson T, Lasserson TJ, Earnshaw S. Influenza vaccination for healthcare workers who care for people aged 60 or older living in long-term care institutions. Cochrane Database of Systematic Reviews 2025, Issue 2. Art. No.: CD005187. DOI: 10.1002/14651858.CD005187.pub6 https://www.cochrane.org/fr/evidence/CD005187_flu-vaccination-healthcare-workers-who-care-people-aged-60-or-older-living-long-term-care
(5) Yan J, Grantham M, Pantelic J, Bueno de Mesquita PJ, Albert B, Liu F, Ehrman S, Milton DK; EMIT Consortium. Infectious virus in exhaled breath of symptomatic seasonal influenza cases from a college community. Proc Natl Acad Sci U S A. 2018 Jan 30;115(5):1081-1086. doi: 10.1073/pnas.1716561115. Epub 2018 Jan 18. PMID: 29348203; PMCID: PMC5798362. https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/29348203/
(6) Ohmit SE, Petrie JG, Malosh RE, Cowling BJ, Thompson MG, Shay DK, Monto AS. Influenza vaccine effectiveness in the community and the household. Clin Infect Dis. 2013 May;56(10):1363-9. doi: 10.1093/cid/cit060. Epub 2013 Feb 14. PMID: 23413420; PMCID: PMC3693492. https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/23413420/
(7) Simonsen L, Reichert TA, Viboud C, Blackwelder WC, Taylor RJ, Miller MA. Impact of Influenza Vaccination on Seasonal Mortality in the US Elderly Population. Arch Intern Med. 2005;165(3):265–272. doi:10.1001/archinte.165.3.265
(8) Osterholm MT, Kelley NS, Sommer A, Belongia EA. Efficacy and effectiveness of influenza vaccines: a systematic review and meta-analysis. Lancet Infect Dis. 2012 Jan;12(1):36-44. doi: 10.1016/S1473-3099(11)70295-X. Epub 2011 Oct 25. Erratum in: Lancet Infect Dis. 2012 Sep;12(9):655. PMID: 22032844. https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/22032844/
(9) Demicheli V, Jefferson T, Di Pietrantonj C, Ferroni E, Thorning S, Thomas RE, Rivetti A. Vaccines for preventing influenza in the elderly. Cochrane Database Syst Rev. 2018 Feb 1;2(2):CD004876. doi: 10.1002/14651858.CD004876.pub4. PMID: 29388197; PMCID: PMC6491101. https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC6491101/
(10) Anderson ML, Dobkin C, Gorry D. The Effect of Influenza Vaccination for the Elderly on Hospitalization and Mortality : An Observational Study With a Regression Discontinuity Design. Ann Intern Med. 2020 Apr 7;172(7):445-452. doi: 10.7326/M19-3075. Epub 2020 Mar 3. PMID: 32120383 https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/32120383/ .
(11) Rikin S, Jia H, Vargas CY, Castellanos de Belliard Y, Reed C, LaRussa P, Larson EL, Saiman L, Stockwell MS. Assessment of temporally-related acute respiratory illness following influenza vaccination. Vaccine. 2018 Apr 5;36(15):1958-1964. doi: 10.1016/j.vaccine.2018.02.105. Epub 2018 Mar 7. PMID: 29525279; PMCID: PMC7115556. https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/29525279/
(12) Cowling BJ, Fang VJ, Nishiura H, Chan KH, Ng S, Ip DK, Chiu SS, Leung GM, Peiris JS. Increased risk of noninfluenza respiratory virus infections associated with receipt of inactivated influenza vaccine. Clin Infect Dis. 2012 Jun;54(12):1778-83. doi: 10.1093/cid/cis307. Epub 2012 Mar 15. PMID: 22423139; PMCID: PMC3404712. https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/22423139/
(13) https://www.cochrane.org/fr/CD004879/ARI_les-vaccins-pour-la-prevention-de-la-grippe-chez-les-enfants-en-bonne-sante
(14) https://www.cochrane.org/fr/CD002733/AIRWAYS_le-vaccin-antigrippal-pour-les-personnes-atteintes-de-bronchopneumopathie-chronique-obstructive-bpco
(15) https://www.cochrane.org/fr/CD005050/VASC_les-vaccins-contre-la-grippe-pour-la-prevention-des-maladies-cardiovasculaires
(16) https://www.youtube.com/watch?v=Z8C3KkO3w6g
(17) https://www.leparisien.fr/societe/grippe-le-vaccin-est-moyennement-efficace-cette-annee-selon-buzyn-07-02-2019-8006319.php
(18) https://www.has-sante.fr/upload/docs/application/pdf/2023-7/actualisation_des_recommandations_et_obligations_vaccinales_des_professionnels_coqueluche_grippe_saisonniere_hepatite_a_roug.pdf
(19) Blanquart François, Vieillefond Vincent, Visseaux Benoit, Abou Chakra Claire Nour, Nunes Marta C, Jacques Alexandra, Haim-Boukobza Stephanie, Josset Laurence, Wehrle Valentin, Deleglise Guillaume, Duret Thomas, Rameix-Welti Marie Anne, Lina Bruno, Enouf Vincent, on behalf of the RELAB study group, Bal Antonin. Influenza vaccine effectiveness against detected infection in the community, France, October 2024 to February 2025. Euro Surveill. 2025;30(7):pii=2500074. https://doi.org/10.2807/1560-7917.ES.2025.30.7.2500074
(20) Yang D, Huang L, Shi J, Liu Z, Wang J, Ma Z, Abudureyimu A, Qiao Z, Chen J. MiR-2779-x, a key microRNA that is related to the tumorigenicity of the MDCK cell line. Biochim Biophys Acta Gen Subj. 2025 Jul 18;1869(10):130843. doi: 10.1016/j.bbagen.2025.130843. Epub ahead of print. PMID: 40685024. https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/40685024/

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Émancip’Actions : une posture intérieure et des outils concrets vers la souveraineté

Source : Essentiel News

Essentiel News est partenaire de l’événement Émancip’Actions qui aura lieu du 24 au 27 septembre 2026 près de Bourges, organisé par l’association Les Enfants-Phare, afin de donner du pouvoir d’agir et partager des clés d’autonomisation personnelle et collective à ceux qui souhaitent créer un futur résilient. Rendez-vous ce mercredi 22 juillet à 20h30 pour une émission spéciale avec Céline, porte-parole et présidente de l’association.

Santé, alimentation, habitat, numérique, autonomie financière, éducation ou encore vie en collectif: cette rencontre a pour ambition de partager des pistes concrètes pour construire des alternatives face aux défis de notre époque.

Découverte des coulisses de cette initiative collective: les organisateurs présenteront la raison d’être du projet, les 50 bénévoles qui le portent, le programme de ces quatre jours, ainsi que les nombreuses formations, conférences et espaces d’échanges proposés aux participants.

Exemples d’ateliers: résilience alimentaire, habitats légers, géobiologie, protection contre les ondes électromagnétiques, souveraineté numérique (installer Linux sur votre ordinateur), alternatives à l’identité et euro numériques, astuces pour ne pas subir la facturation électronique, comprendre les cryptomonnaies, la June, mettre en place une monnaie locale, gouvernance partagée, entre autres.

Evénement 100% bénévole, la participation demandée sert juste à couvrir les frais d’organisation.

Possibilité de participer à cet événement en présentiel ou en ligne.

Les Enfants Phare éditent le journal Le Pharandol, disponible gratuitement au format numérique, peut être commandé en version imprimée.

Découvrir le programme d’Émancip’Actions, du 24 au 27 septembre 2026, près de Bourges:

rendez-vous sur: www.emancipactions.fr

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Expression de la protéine Spike du SARS-CoV-2 dans les artères cérébrales : implications pour l’AVC hémorragique après vaccination par ARNm

Source : ScienceDirect

Points forts

  • • Spike L’expression de la protéine a été détectée chez 43,8 % des patients vaccinés.
  • • La protéine Spike du SARS-CoV-2 persiste dans les artères cérébrales jusqu’à 17 mois après la vaccination.
  • • La protéine Spike était exprimée dans l’intima des artères cérébrales.
  • L’hybridation in situ a confirmé l’ARNm de la protéine Spike dérivée du vaccin et du virus.
  • • Ces résultats mettent en lumière des préoccupations concernant des vaccins à ARNm . la biodistribution et l’innocuité à long terme

Arrière-plan

Le déploiement rapide des vaccins à ARNm contre le SARS-CoV-2, tels que le BNT162b2 (BioNTech-Pfizer) et le mRNA-1273 (Moderna), a constitué un outil essentiel dans la lutte contre la pandémie de COVID-19. Bien que leur innocuité et leur efficacité à court terme aient été démontrées lors d’essais cliniques, de rares effets indésirables, notamment des accidents vasculaires cérébraux hémorragiques, ont été rapportés après une utilisation à grande échelle. Cependant, la biodistribution et les effets à long terme des vaccins à ARNm restent encore mal connus.

Cette étude visait à étudier la présence à long terme de la protéine Spike du SARS-CoV-2 dans les tissus cérébraux de patients atteints d’accidents vasculaires cérébraux hémorragiques, en examinant son association potentielle avec la vaccination par ARNm .

Méthodes

Dix-neuf cas d’accident vasculaire cérébral hémorragique survenus entre 2023 et 2024 ont fait l’objet d’une analyse rétrospective. Une coloration immunohistochimique des protéines Spike et de la nucléocapside du SARS-CoV-2 a été réalisée sur des échantillons tissulaires. Une hybridation in situ a été effectuée dans certains cas afin de confirmer l’origine de l’expression de la protéine Spike (vaccination ou infection virale). Les antécédents de vaccination et le statut d’infection par le SARS-CoV-2 ont été documentés pour tous les patients.

Résultats

L’expression de la protéine Spike a été détectée chez 43,8 % des patients vaccinés, principalement localisée dans l’intima des artères cérébrales, même jusqu’à 17 mois après la vaccination. Bien qu’aucune inflammation active n’ait été identifiée, une infiltration de cellules CD4+, CD8+ et CD68+ a été observée dans les vaisseaux positifs pour la protéine Spike. L’hybridation in situ a confirmé la présence, dans certains cas, d’ARNm dérivé du vaccin et d’ARNm dérivé du virus SARS-CoV-2, codant pour la protéine Spike. Il est à noter que la positivité à la protéine Spike a été observée exclusivement chez les femmes (p = 0,015). Aucun cas n’a présenté de positivité à la protéine de la nucléocapside, confirmant l’absence d’infection virale active.

Conclusion

Bien que la possibilité d’une expression de la protéine Spike suite à une infection asymptomatique par le SARS-CoV-2 ne puisse être totalement exclue, cette étude a démontré une présence prolongée de la protéine Spike du SARS-CoV-2 dans les artères cérébrales après vaccination par ARNm. De plus, une infiltration de cellules inflammatoires a été observée dans les vaisseaux positifs pour la protéine Spike. Ces résultats soulèvent d’importantes questions concernant la biodistribution des vaccins à base de nanoparticules lipidiques et leur innocuité à long terme. Des études de réplication à l’échelle mondiale sont nécessaires de toute urgence pour valider ces résultats et garantir une évaluation complète de l’innocuité des vaccins à ARNm.

Mots clés

Protéine Spike du SARS-CoV-2

vaccins à ARNm

accident vasculaire cérébral hémorragique

Expression de la protéine Spike

Biodistribution des nanoparticules lipidiques

Sécurité vaccinale à long terme

Différences liées au sexe

1. ​ Introduction

L’urgence de trouver des contre-mesures face à la pandémie de COVID-19 a accéléré le développement de vaccins contre le SARS-CoV-2, présentant diverses formulations. Les vaccins à ARNm BNT162b2 (BioNTech-Pfizer) et mRNA-1273 (Moderna/NIAID) ont démontré une efficacité et une innocuité élevées lors d’essais cliniques pour la prévention de la COVID-19 [1] , [2] , [3] . Malgré l’autorisation d’urgence de ces vaccins pendant la pandémie, l’expérience humaine avec les vaccins à ARNm était inédite jusqu’au développement du vaccin à ARNm contre le SARS-CoV-2, qui a marqué la première application de cette technologie. Par conséquent, comparée aux vaccins conventionnels tels que les vaccins inactivés ou vivants atténués, l’expérience reste limitée et leur innocuité à long terme demeure inconnue.

Le risque d’accident vasculaire cérébral (AVC) associé à l’infection par le SARS-CoV-2 a été rapporté dès les premiers stades de la pandémie [4] , [5] , [6] , [7] . En particulier, le risque d’ AVC ischémique dû à un état d’hypercoagulabilité et à des lésions endothéliales a été mis en évidence [7] , [8] . Cependant, bien qu’aucun AVC thrombotique ou hémorragique n’ait été observé après la vaccination par ARNm contre le SARS-CoV-2 lors de l’essai clinique de phase 2-3 [3] , plusieurs cas de ce type ont été rapportés après une utilisation clinique généralisée. Ces cas se limitent principalement aux complications précoces survenant environ un mois après la vaccination [9] , [10] , [11] , [12] .

Nous avons observé un cas où la protéine Spike du SARS-CoV-2 a été détectée par immunohistochimie dans des échantillons de tissu cérébral prélevés lors d’une intervention chirurgicale chez un patient présentant une forme atypique d’hémorragie cérébrale plusieurs mois après vaccination, malgré l’absence d’antécédents d’infection par le SARS-CoV-2 ( Fig. 1 ). Cette observation nous a incités à collecter rétrospectivement et prospectivement des échantillons de tissu chez des patients atteints d’AVC hémorragique afin d’étudier l’expression de la protéine Spike et son association potentielle avec la vaccination, l’infection par le SARS-CoV-2 et la pathogenèse de l’AVC hémorragique.

2. Matériaux et méthodes

2.1 . Conception de l’étude et population

De mars 2023 à avril 2024, nous avons inclus rétrospectivement et prospectivement tous les cas de patients ayant subi un accident vasculaire cérébral hémorragique ou ayant fait l’objet d’une autopsie et ayant été opérés à l’hôpital Sapporo Teishinkai, avec l’approbation du comité d’éthique de l’hôpital Sapporo Teishinkai (n° 2023-26) et du comité d’éthique de l’université Jikei (n° 35-345 [11977]). Un consentement éclairé écrit a été obtenu de tous les patients ou de leur représentant légal. Au cours de l’intervention chirurgicale, des tissus cérébraux ou d’autres prélèvements ont été effectués dans les zones lésées lors de l’évacuation de l’ hématome ou de la réparation de l’anévrisme. Les informations relatives au type de vaccin et aux dates de vaccination ont été extraites des registres de vaccination municipaux, incluant les dates et les numéros de lot ( tableau supplémentaire 1 ).

Un cas (cas n° 18) a fait l’objet d’une autopsie suite à un décès par hémorragie sous-arachnoïdienne . Les données de vaccination étant indisponibles, le délai entre la dernière vaccination et l’intervention chirurgicale a été indiqué comme non applicable. D’après les informations recueillies auprès de la famille lors de l’entretien, le patient avait été vacciné 15 mois avant l’intervention.

L’historique d’infection par le SARS-CoV-2 n’a été confirmé que chez les patients ayant reçu un diagnostic positif par test PCR ou test antigénique dans un établissement médical. Par conséquent, les cas présentant des symptômes grippaux bénins ou des infections non diagnostiquées faute de consultation médicale ont été considérés comme n’ayant pas d’antécédents d’infection par le SARS-CoV-2.

2.2 . Histologie et coloration immunohistochimique

Des biopsies de tissu cérébral, d’artère cérébrale ou d’autres prélèvements, ainsi que des échantillons de tissus autopsiques, ont été fixés dans du formol et inclus en paraffine (FFPE), puis coupés en sections. Après préparation des lames non colorées, les sections colorées à l’hématoxyline et à l’éosine (H&E) ont été analysées. L’immunohistochimie a été réalisée après déparaffinage et blocage avec du sérum de dindon à 10 % (n° AB_2337258, Jackson ImmunoResearch, West Grove, PA). Les coupes ont ensuite été incubées avec des anticorps primaires, puis avec des anticorps secondaires conjugués à un fluorochrome . Enfin, les images de fluorescence ont été acquises à l’aide d’un microscope confocal à fluorescence (LSM880 ou LSM980, Carl Zeiss, Oberkochen, Allemagne).

Les anticorps primaires utilisés étaient les suivants : anticorps monoclonal de lapin anti-nucléocapside (clone ; HL344, n° MA5-36251, Thermo Fisher Scientific, Waltham, MA) et anticorps monoclonal de souris anti-protéine Spike (clone ; GT263, n° MA5-36245, Thermo Fisher Scientific).

Les anticorps secondaires utilisés étaient les suivants : anticorps IgG H&L anti-souris conjugué à l’Alexa Fluor 488 (#A21202, Thermo Fisher Scientific), anticorps IgG H&L anti-lapin conjugué à l’Alexa Fluor 647 (#A31573, Thermo Fisher Scientific).

2.3 . Hybridation in situ

Étant donné que certains cas présentaient une coloration positive pour la protéine Spike du SARS-CoV-2 par immunohistochimie, nous avons prévu de réaliser une hybridation in situ afin de déterminer si l’expression de cette protéine était due à une infection par le SARS-CoV-2 ou à une vaccination par ARNm. À cette fin, une hybridation in situ a été effectuée sur trois cas (cas 4, 5 et 15) pour lesquels l’historique infectieux était incertain, un délai important s’étant écoulé depuis la vaccination, et pour lesquels la protéine Spike était encore détectée par immunomarquage.

Pour l’hybridation in situ, des coupes d’ échantillons humains ont été préparées comme décrit précédemment. Après déparaffinage, l’hybridation in situ a été réalisée à l’aide du kit de réactifs duplex RNAscope™ (n° 322430, Advanced Cell Diagnostics, Inc., Newark, CA) et de sondes spécifiques de la société, permettant la détection de l’ARNm du vaccin (n° 1215391, Advanced Cell Diagnostics) et de l’ARNm codant pour la protéine Spike du SARS-CoV-2 (n° 848561, Advanced Cell Diagnostics). La sonde permettant la détection du gène codant pour la peptidylprolyl isomérase B (n° 313901, Advanced Cell Diagnostics) a servi de contrôle positif, et celle permettant la détection du gène bactérien de la dihydrodipicolinate réductase (dapB) de la souche SMY de Bacillus subtilis (n° 310043, Advanced Cell Diagnostics) a servi de contrôle négatif. Les images ont été acquises par microscopie.

Le contrôle négatif pour l’hybridation in situ a été obtenu à partir du cas 15.

2.4 . Analyse statistique

Les données sont présentées sous forme de moyenne ± écart-type, de médiane (intervalle interquartile) ou de nombre de patients (%), selon le cas. Le test exact de Fisher a été utilisé pour analyser l’association entre la positivité à la protéine Spike et les différences liées au sexe. Les analyses statistiques ont été réalisées à l’aide du logiciel IBM SPSS Statistics pour Mac, version 27.0 (IBM Corp., Armonk, NY, États-Unis). Une valeur de p < 0,05 a été considérée comme statistiquement significative.

3. ​ Résultats

Dix-neuf cas ont été inclus dans l’étude, dont les détails sont résumés dans le tableau 1. Parmi ceux-ci, 10 étaient des hémorragies intracérébrales , 6 des hémorragies sous-arachnoïdiennes, des hémorragies dues à une malformation 2 artério-veineuse et un cas une hémorragie due à une malformation caverneuse . L’âge moyen était de 58,9 ans (± 18,9), avec une prédominance féminine (14 cas, soit 73,7 %). Seize patients avaient reçu un vaccin à ARNm, tandis que trois ne l’avaient pas reçu. Parmi les 16 patients vaccinés, le nombre médian de vaccinations était de 4,0 (intervalle interquartile [IQR] : 2,0), et le délai moyen entre la dernière vaccination et l’intervention chirurgicale était de 10,8 mois (± 6,8).

Tableau 1. Cas étudiés : caractéristiques initiales, résultats de la coloration immunohistochimique et antécédents de vaccination et d’infection par la COVID-19.

CasÂgeSEXEDiagnosticÉchantillonAntécédents de diagnostic antérieur d’infection à la COVID-19Historique des vaccinations à ARNmNombre de vaccinationsDélai entre la dernière vaccination et l’intervention chirurgicale (mois)Immunomarquage
Protéine Spike/Nucléocapside
125Femellehémorragie sous-corticaleCentre commercialNONOUI35Négatif/ Négatif
275MâleHémorragie putaminaleTissu cérébralNONOUI47Négatif/ Négatif
350FemelleHémorragie putaminaleTissu cérébralNONOUI222Négatif/ Négatif
4*70FemelleHémorragie sous-arachnoïdienneArtère cérébraleNONOUI317Positif/Négatif
5*79FemelleHémorragie cérébelleuseTissu cérébralNONOUI512Positif/Négatif
649FemelleHémorragie putaminaleTissu cérébralNONNON0Positif/Négatif
753MâleHémorragie cérébelleuseTissu cérébralNONOUI318Négatif/ Négatif
863MâleHémorragie putaminaleTissu cérébralNONNON0Négatif/ Négatif
972Femellehémorragie sous-corticaleTissu cérébralNONOUI75QUE
1023FemelleHémorragie intraventriculaireCentre commercialOUINON0Positif/Négatif
1167MâleHémorragie putaminaleTissu cérébralNONOUI42Négatif/ Négatif
1281FemelleHémorragie sous-arachnoïdienneTissu cérébralNONOUI72Positif/Négatif
1350FemelleHémorragie sous-arachnoïdienneCervical
ganglion lymphatique
NONOUI53Négatif/ Négatif
1455FemelleHémorragie sous-arachnoïdienneTissu cérébralNONOUI321Négatif/ Négatif
15*71FemelleHémorragie putaminaleTissu cérébralNONOUI411Positif/Négatif
1688Femellehémorragie sous-corticaleTissu cérébralNONOUI78Positif/Négatif
1747Mâlehémorragie du tronc cérébralMalformation caverneuseOUIOUI415Négatif/ Négatif
1872FemelleHémorragie sous-arachnoïdienneTissu cérébralNONOUI3QUEPositif/Négatif
1930FemelleHémorragie sous-arachnoïdienneTissu cérébralNONOUI514Positif/Négatif

AVM; arterio-venous malformation, *; patients with being performed in situ hybridization

3.1. Immunohistochemical staining for spike protein and nucleocapsid protein

Fig. 1 shows an illustrative case in which SARS-CoV-2 spike protein was detected via immunohistochemical staining in brain tissue samples (Case 9). A 72-year-old woman with a history of seven SARS-CoV-2 vaccinations and no history of COVID-19 infection underwent emergent clot removal surgery for an intracerebral hemorrhage in the left temporal lobe. Specimens were collected from the area surrounding the hemorrhage. Based on the immunohistochemical staining results, cerebral amyloid angiopathy was ruled out, and positive staining for the spike protein was observed in the intima of the vessel and smooth muscle.

Fig. 2 shows the results of immunostaining for SARS-CoV-2 spike protein and nucleocapsid protein. Among the 16 patients with a history of mRNA vaccination, 7 cases (43.8 %) showed a positive staining for the SARS-CoV-2 spike protein (Cases 4, 5, 6, 10, 12, 15, 16, 18, and 19), with no positive staining for the nucleocapsid protein. Among the 3 patients without a history of mRNA vaccination (Case 6, 8 and 10), 2 cases (66.7 %) were positive staining for the SARS-CoV-2 spike protein (Case 6 and 10) and negative staining for nucleocapsid protein. The remaining patient negative staining for the nucleocapsid protein but had a history of a SARS-CoV-2 infection (Case 8).

Dans les cas présentant une coloration positive pour la protéine Spike, cette dernière était entièrement exprimée dans l’intima des artères cérébrales. Aucune inflammatoire infiltration agressive, suggérant une vascularite active , n’a été observée. Cependant, dans les cas positifs pour la protéine Spike, avec ou sans antécédents de vaccination, on a noté une infiltration de lymphocytes T CD4+ et de cellules CD68+ dans l’intima, ainsi qu’une infiltration de cellules CD8+ dans l’ adventice . Dans les cas négatifs pour la protéine Spike, aucune de ces anomalies n’a été observée ( Fig. 3 , Fig. 4 ).

Parmi les 18 cas, à l’exclusion du cas d’échantillon défectueux, tous les cas avec coloration positive de la protéine Spike (9 femmes et 0 hommes) étaient des femmes (test exact de Fisher ; P = 0,015) ( Tableau 1 ).

3.2 . Hybridation in situ

L’hybridation in situ a été réalisée à l’aide de sondes de contrôle, de sondes spécifiques de l’ARNm du vaccin SARS-CoV-2 et de sondes d’ARNm de la protéine Spike pour les cas 4, 5 et 15. Ces cas présentaient une coloration positive pour la protéine Spike du SARS-CoV-2 et négative pour la protéine de la nucléocapside en immunohistochimie. Leur dernière vaccination (mRNA-1273 ou BNT162b2) remontait respectivement à 17, 12 et 11 mois. Dans les trois cas, l’hybridation in situ a révélé la présence d’ARNm vaccinal et d’ARN viral du SARS-CoV-2 dans l’intima ( Fig. 5 ).

4. ​ Discussion

La présente étude a révélé que la protéine Spike issue du vaccin à ARNm était exprimée dans l’intima des artères cérébrales chez des patients ayant subi un accident vasculaire cérébral hémorragique, même 17 mois après la vaccination. La relation entre l’accident vasculaire cérébral hémorragique et l’expression de la protéine Spike demeure incertaine, car les échantillons prélevés ne provenaient pas des lésions hémorragiques elles-mêmes et aucune preuve manifeste de vascularite active n’a été observée. En revanche, une infiltration de cellules inflammatoires a été constatée dans les vaisseaux positifs pour la protéine Spike. À notre connaissance, il s’agit du premier rapport de ce type au niveau mondial.

Des cas d’accidents vasculaires cérébraux hémorragiques survenant en phase aiguë, dans le mois suivant la vaccination, ont été rapportés. Ces rapports reposent principalement sur des preuves indirectes d’accidents vasculaires cérébraux atypiques survenus peu après la vaccination [9] , [10] , [12] . Une vaste étude épidémiologique menée à Hong Kong a également démontré que le vaccin BNT162b2 (Pfizer-BioNTech) était associé à un risque accru d’accident vasculaire cérébral hémorragique entre le 14e et le 27e jour suivant la première dose et entre le 0e et le 13e jour suivant la deuxième dose. Toutefois, cette étude a également conclu que l’incidence des événements thromboemboliques et des accidents vasculaires cérébraux hémorragiques était plus faible chez les personnes vaccinées que chez celles ayant été testées positives au SARS-CoV-2, confirmant ainsi l’ innocuité du vaccin [10] . À ce jour, aucun cas de complications à long terme n’a été rapporté après la vaccination contre le SARS-CoV-2.

Le mécanisme décrit des accidents vasculaires cérébraux ischémiques et hémorragiques liés à la protéine Spike du SARS-CoV-2 est le suivant : cette protéine perturbe l’intégrité de la barrière hémato-encéphalique par l’activation de RhoA, contribuant potentiellement aux complications neurologiques chez les patients atteints de COVID-19 [4] . La liaison du virus aux récepteurs de l’enzyme de conversion de l’angiotensine 2 (ACE2) peut entraîner une régulation anormale de la pression artérielle , augmentant ainsi le risque d’accident vasculaire cérébral hémorragique [7] associée à la COVID-19 . La coagulopathie , caractérisée par une élévation des D-dimères et des marqueurs inflammatoires, peut prédisposer les patients aux accidents vasculaires cérébraux ischémiques et hémorragiques [5] , [6] . L’infection peut induire un état d’hypercoagulabilité, perturber la fonction endothéliale et déclencher une réponse inflammatoire, augmentant ainsi le risque d’accident vasculaire cérébral [6] .

Bien que notre étude n’ait pas révélé d’infiltration de cellules inflammatoires suggérant une vascularite active dans l’intima, nous avons observé une infiltration de lymphocytes T CD4+ et de cellules CD68+ dans l’intima, ainsi qu’une infiltration de cellules CD8+ dans l’adventice. Ceci pourrait s’expliquer par le fait que l’échantillon a été prélevé dans les tissus cérébraux environnants plutôt qu’au niveau même de l’hémorragie. Par conséquent, nous émettons l’hypothèse que l’expression de la protéine Spike stimule l’immunité des lymphocytes T , induisant ainsi l’accident vasculaire cérébral hémorragique.

Des études récentes ont exploré la biodistribution des vaccins à ARNm contre le SARS-CoV-2 chez l’humain. L’ARNm associé au vaccin a été détecté dans le sang pendant au moins 15 jours après la vaccination [13] , certaines études rapportant sa présence jusqu’à 28 jours [14] . Cependant, la biodistribution de ces vaccins dans les tissus reste mal connue. Les nanoparticules lipidiques , qui encapsulent l’ARNm, peuvent traverser des barrières physiologiques telles que la barrière hémato-encéphalique et la barrière hémato-placentaire [15] . De plus, des recherches récentes ont examiné la biodistribution et la transférabilité des vaccins contre le SARS-CoV-2 aux tissus humains. Des inquiétudes ont été soulevées quant au risque de réactions inflammatoires auto-immunes dans les tissus différenciés, comme le cœur et le cerveau, déclenchées par la production in situ de la protéine Spike [16] , [17] . Des cas d’encéphalite nécrosante multifocale et de myocardite [16] ainsi que d’inflammation multiorganique fatale ont été rapportés suite à la vaccination contre le SARS-CoV-2 18] . [ La plupart des cas ont été signalés dans le mois suivant la vaccination.

La présente étude a révélé que les vaccins à ARNm modifiés par des nanoparticules lipidiques pouvaient induire la production de la protéine Spike dans les parois des vaisseaux cérébraux, et ce, plus longtemps que prévu. Le comportement réel des vaccins à ARNm dans l’organisme humain pourrait différer des connaissances actuelles. Au vu des résultats de cette étude, nous suggérons la réalisation d’études de réplication à l’échelle mondiale afin de vérifier le profil de sécurité réel des vaccins à ARNm. Ces efforts sont indispensables pour répondre aux préoccupations potentielles et garantir une compréhension globale de leurs effets à long terme.

Des recherches récentes mettent en évidence des différences significatives entre les sexes concernant la COVID-19, tant au niveau de la phase aiguë que des séquelles post-aiguës de l’infection par le SARS-CoV-2. Durant la phase aiguë, les hommes présentent généralement des taux plus élevés de cytokines immunitaires innées et des symptômes plus sévères, tandis que les femmes manifestent une activation plus importante des lymphocytes T [19] . À long terme, les femmes sont plus susceptibles de rapporter des symptômes persistants, tels que dyspnée, fatigue, douleurs thoraciques et palpitations [20] . Des études ont également montré que les femmes sont plus susceptibles de développer des troubles psychiatriques ou de l’humeur, des problèmes ORL, des troubles musculo-squelettiques et des affections neurologiques dans le cadre du de COVID long syndrome [21] .

Bien que basées sur un petit nombre de cas, les conclusions de la présente étude – en particulier les différences significatives liées au sexe dans l’expression de la protéine Spike au sein de l’intima des artères cérébrales – pourraient fournir des indications sur les mécanismes sous-jacents contribuant à ces disparités observées entre les sexes.

5. étude Limites de l’

Dans notre étude, l’hybridation in situ a détecté à la fois l’ARNm dérivé du vaccin et l’ARNm du virus SARS-CoV-2. Ceci suggère que la coloration positive à la protéine Spike observée chez les patients vaccinés contre le SARS-CoV-2, mais sans antécédent documenté d’infection virale, ne peut être attribuée avec certitude au seul vaccin. Il est à noter que la protéine de la nucléocapside était systématiquement négative dans tous les cas, ce qui confirme la haute sensibilité de notre méthode d’hybridation in situ et sa capacité à détecter des traces d’ARNm, pouvant refléter des infections asymptomatiques non diagnostiquées . Ces résultats soulignent la nécessité d’interpréter avec prudence la présence de la protéine Spike comme étant exclusivement liée au vaccin.

Une autre limite de cette étude réside dans la petite taille de l’échantillon. Il est nécessaire d’augmenter le nombre de cas et de préciser l’incidence et l’épidémiologie réelles . Toutefois, le fait que plus de la moitié des cas de la présente étude expriment la protéine Spike dans le tissu cérébral est un point important. Sur la base de ces résultats, des études de réplication à l’échelle mondiale devraient être menées afin de vérifier le profil de sécurité réel des vaccins à ARNm.

6. ​ Conclusions

Bien que la possibilité d’une expression de la protéine Spike due à une infection asymptomatique par le SARS-CoV-2 ne puisse être totalement exclue, cette étude a démontré que les vaccins à ARNm contre le SARS-CoV-2 peuvent entraîner une expression prolongée de la protéine Spike dans l’intima des artères cérébrales, persistant plusieurs mois après la vaccination. Ceci soulève d’importantes préoccupations quant à la biodistribution de l’ARNm encapsulé dans des nanoparticules lipidiques et au risque d’effets indésirables à long terme, bien que rares . De plus, la présence notable de la protéine Spike chez les personnes vaccinées et l’infiltration de cellules inflammatoires observée dans les vaisseaux positifs pour la protéine Spike – en particulier chez les femmes – mettent en évidence des différences potentielles de réponse vaccinale liées au sexe. Ces résultats soulignent l’urgence de mener des études internationales pour reproduire et approfondir ces observations, afin de mieux comprendre le profil de sécurité à long terme des vaccins à ARNm.

Des recherches supplémentaires sont nécessaires pour différencier la protéine Spike issue de la vaccination de celle résultant d’une infection asymptomatique au SARS-CoV-2 non diagnostiquée. L’amélioration des méthodes de détection et la réalisation d’études épidémiologiques rigoureuses permettraient d’atténuer les limitations actuelles et d’orienter plus efficacement les stratégies cliniques et de santé publique . Enfin, si les vaccins à ARNm demeurent un outil essentiel contre la COVID-19, l’évaluation continue de leurs effets à long terme est indispensable pour garantir leur innocuité et leur efficacité.

Sources de financement

Ce travail a été soutenu par la Fondation Teishinkai.

Déclaration de contribution à l’auteur CRediT

Nakao Ota : Rédaction (première version), Ressources, Gestion de projet, Méthodologie, Investigation, Conceptualisation. Masahiko Itani : Rédaction (révision et correction), Validation, Investigation, Gestion des données. Tomohiro Aoki : Rédaction (révision et correction), Validation, Méthodologie, Investigation, Gestion des données, Conceptualisation. Aki Sakurai : Rédaction (révision et correction), Supervision, Méthodologie. Takashi Fujisawa : Rédaction (révision et correction), Ressources, Gestion des données. Yasuaki Okada : Rédaction (révision et correction), Ressources, Gestion des données. Kosumo Noda : Rédaction (révision et correction), Ressources. Yoshiki Arakawa : Rédaction (révision et correction), Supervision. Sadahisa Tokuda : Rédaction (révision et correction), Obtention de financement. Rokuya Tanikawa : Rédaction (révision et correction), Supervision, Conceptualisation.

Déclaration de conflit d’intérêts

Les auteurs déclarent n’avoir aucun conflit d’intérêts financiers ou personnels connu susceptible d’avoir influencé les travaux présentés dans cet article.

Remerciements

Nous remercions Shota Watanabe, pharmacien à l’hôpital Sapporo Teishinkai, d’avoir collecté les données nécessaires.

Annexe A. Données supplémentaires

Voici les données supplémentaires relatives à cet article : Télécharger : Télécharger le fichier PDF Acrobat (81 Ko)

Données supplémentaires 1 .

Références

Expression de la protéine Spike du SARS-CoV-2 dans les artères cérébrales : implications pour l’AVC hémorragique après vaccination par ARNm Lire la suite »

Non au Gardasil pour nos collégiens – Vaccin injustifié, dangereux et hors de prix

Depuis son autorisation en un temps record il y a 20 ans, le Gardasil est présenté comme une arme miraculeuse contre le cancer du col de l’utérus. Pourtant, les faits sont là, têtus : inefficacité, effets secondaires graves, manipulations scientifiques et propagande institutionnelle. Dans cet ouvrage rigoureux et documenté, le docteur Gérard Delépine démonte les mensonges entourant ce vaccin et révèle les dessous d’un scandale sanitaire mondial. « En 2025, l’examen des registres des cancers ne permet donc pas d’affirmer que la vaccination réduit significativement le risque de cancer invasif du col. Tant que cette efficacité anticancéreuse n’est pas démontrée dans le monde réel, il est imprudent de l’accepter, compte tenu des nombreuses complications rapportées. » À l’heure où le gouvernement s’apprête à imposer une nouvelle campagne de vaccination dans les collèges français, il est urgent d’informer les parents, les jeunes, et les citoyens en général.

https://www.fnac.com/a22300769/Gerard-Delepine-Non-au-Gardasil-pour-nos-collegiens-Vaccin-injustifie-dangereux-et-hors-de-prix

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Les révélations du Dr Willem : scandales médicaux et remèdes naturels

Source : Éditions Marco Pietteur

Face aux effets destructeurs du Lévothyrox, du Prozac et de la cortisone, quelles sont les vraies alternatives ? Le Dr Jean-Pierre Willem révèle ses protocoles naturels aux huiles essentielles. Dans cet entretien, le Dr Jean-Pierre Willem, chirurgien et spécialiste des médecines naturelles, remet en question certaines certitudes autour des prescriptions médicamenteuses de masse et de la prise en charge des maladies chroniques. Pourquoi, malgré les avancées scientifiques, des traitements massivement prescrits peinent-ils à soigner sans causer de lourds dommages collatéraux ? Et si l’on passait à côté des mécanismes naturels et d’auto-guérison de notre corps ? Selon lui, notre santé ne devrait pas dépendre uniquement de molécules chimiques synthétiques (comme le Levothyrox ou la cortisone), mais aussi d’un rééquilibrage profond du terrain, impliquant notamment le nettoyage ciblé de nos organes et émonctoires encrassés. À partir de son immense expérience de terrain, il explore des pistes rarement mises en avant : celles de la gemmothérapie, de la phytothérapie et des huiles essentielles (comme la livèche ou l’hélicryse italienne), qu’il considère comme des leviers majeurs pour soutenir notre immunité, notre thyroïde et nos fonctions vitales. Peut-on réellement agir sur les dépressions, les dérèglements hormonaux ou les pathologies lourdes avec des solutions naturelles ? Pourquoi des approches historiques, comme les découvertes censurées du Dr André Gernez sur le cancer, restent-elles encore marginales dans les protocoles classiques ? Et que disent les observations accumulées depuis plusieurs décennies ? Au fil de cet échange, le Dr Willem aborde également les causes sous-estimées de nos maux quotidiens : lien méconnu entre intestins et sinusites chroniques, impact destructeur du stress et des angoisses, ou encore l’importance capitale d’apaiser la peur en soins palliatifs. Un entretien qui questionne, interpelle et ouvre le débat sur notre manière d’aborder la médecine moderne et, plus largement, notre santé globale.

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Festival Nexus : un rassemblement historique de toutes les bonnes volontés

Source : essentiel news

Au cœur du Jura, le Festival Nexus a réuni plus de 3500 personnes pour une première édition qui restera dans les mémoires. Les 27 et 28 juin 2026, le petit village de Mont-sous-Vaudrey à 20 km de Dole, a accueilli une joyeuse foule de résistants venus de toute la France, de Belgique et de Suisse sur le magnifique domaine champêtre du château Grévy. L’équipe d’Essentiel News s’est partagée entre les podiums dédiés aux conférences et son stand sous la tente des médias indépendants pour de très belles rencontres in vivo avec ses lecteurs. Sous un soleil de plomb, un vent de liberté rafraichissait les consciences.

Ironiquement, le premier festival Nexus se déroulait à quelques kilomètres de la maison de naissance de Louis Pasteur, dont l’apport à l’humanité est largement discuté.

La rencontre physique, moteur indispensable de la convergence des résistances

Fil conducteur du festival, le désir de créer du lien – de se rencontrer « en vrai » – a animé les festivaliers tout au long de ce week-end exceptionnel. Nourrie par l’expérience des Cafés Nexus (portée notamment par Romain Pauc), et renforcée par l’arrivée de plusieurs dizaines de bénévoles, l’équipe de Marc Daoud (directeur de publication du magazine Nexus) s’est mobilisée en quelques mois seulement avec une efficacité redoutable pour offrir à ses lecteurs des conférences, des ateliers et des rencontres autour de la résistance tous azimuts: éco-construction, solutions pour sortir du système financier, de la surveillance numérique; clés pour l’autonomie spirituelle, la souveraineté populaire, l’alimentation saine, la santé alternative… Loin des idéologies, les exposants, conférenciers, lanceurs d’alerte et militants associatifs ont choisi ce week-end de dépasser l’indispensable dénonciation pour tracer concrètement les pistes d’un avenir désirable.

Par-delà les différences de sensibilité, et pour la première fois dans ces dimensions, les médias d’avant-garde étaient rassemblés pour un week-end, portés par la nécessité de la solidarité. Le public présent a ainsi pu aller à la rencontre de ceux qui œuvrent quotidiennement à l’information alternative francophone: les équipes de Nexus, GPTV, Tocsin, Alexis Poulin, Nicolas Bouvier, Kairos, Putsch Média, Kla Tv, Le Monde Moderne, Tribune Libre… et bien sûr d’Essentiel News étaient réunies sous une même tente. Plusieurs représentants de ces médias ont participé à une table ronde sans tabou sur la grande scène, où ils ont pu discuter des enjeux de l’information indépendante et des difficultés rencontrées dans leurs pratiques quotidiennes.

Le stand Essentiel News a d’abord été le lieu d’échange de chaleureux remerciements (tout réciproques!) avec nos chers lecteurs et donateurs, qui nous ont fait part de leur parcours intellectuel, de leurs difficultés, parfois de leur isolement, et de leurs victoires. Ils ont pu notamment rencontrer Isabelle Dessaux, notre coordinatrice de choc, habituellement en coulisses, présente dès les débuts du média; échanger avec Alice, journaliste indépendante collaborant avec Essentiel News et Nexus), à propos de notre revue papier fraîchement imprimée qu’elle a coordonnée; et profiter de la jovialité légendaire d’Akina, animateur de tables rondes et responsable de notre pôle vidéos. Seul bémol, notre rédactrice en chef Alexandra Joutel n’avait malheureusement pas pu faire le déplacement et manquait beaucoup à cette belle réunion.

D’autres festivaliers ont, quant à eux, découvert Essentiel News. Pour marquer cet événement exceptionnel, nous étions fiers de présenter en avant-première une revue réalisée par nos soins, réunissant six longs articles de fond parmi les plus marquants publiés sur notre site, et dont la portée intemporelle justifiait une publication papier. Cette revue, d’abord pensée pour remercier nos donateurs, a été massivement adoptée par le public du festival: conçue comme une « archive pour le futur », elle a reçu un accueil que nous avons vécu comme un véritable encouragement pour notre travail de décryptage.

Sur les podiums et dans les allées du parc, on croisait de nombreux visages connus, venus apporter leur pierre à la réflexion collective: Jean-Dominique Michel, Jean-Jacques Crèvecoeur, Thierry Casasnovas, Philippe Bobola, Philippe Guillemant, Alexis Poulin, Anne Givaudan, Jacob Cohen, Alexandre Pénasse, Jean-Pierre Petit, Fabien Moine, Jérémie Mercier, Raphaël Berland, Charles-Maxence Layet, Nicolas Lefèvre, Alexandre Langlois, Au bon Touite, Nicolas Bouvier, Isabelle Bourgeois, Stéphanie de Tribune Libre, Etienne Chouard, Salim Laïbi, Mike Borowski, Claude Janvier, Ananda Guillet… étaient présents parmi tant d’autres.

Au-delà de l’information, l’action

Présents sur notre stand, Icaros et Senta Depuydt sont également intervenus pour tenir des conférences dans leur domaine d’expertise. Senta a partagé des solutions pour améliorer la condition et faciliter la vie des personnes atteintes d’autisme ou de neuroatypies: c’est un discours plein d’espoir émaillé de pistes concrètes qui a été accueilli avec enthousiasme par le très large auditoire qui s’était rassemblé sous la grande scène.

Lors de sa première présentation de la journée, Icaros a parlé de cette nouvelle librairie d’Alexandrie, aussi extraordinaire que méconnue: Library Genesis (LibGen).

Il a commencé en expliquant pourquoi l’humanité a besoin d’une bibliothèque complète et libre d’accès, en soulignant que « livre » et « libre » ont la même étymologie, et qu’en effet la libération passe par le liber, libri. Il a ensuite rappelé que le partage de fichiers n’était pas du « vol », que de s’y adonner ne constituait pas du « piratage », et que les tentatives par le pouvoir de restreindre par la violence la libre prononciation des nombres était immoral et devait demeurer contre-productif.

Après avoir raconté l’histoire de LibGen en bref (née dans les années 90 en Russie), Icaros a ensuite décrit la guerre que livraient quelques multinationales pléthoriques contre cette librairie d’Alexandrie, toutes obsédées qu’elles sont d’imposer par la force un monopole sur les idées. Confiscation des noms de domaines, censure au niveau des fournisseurs d’accès Internet, et autres formes de répression constituent les outils dans l’arsenal des puissants; heureusement, cryptoanarchistes, cypherpunks et autres informaticiens épris de liberté et d’émancipation continuent de s’assurer que ces efforts demeurent vains.

Ainsi, Icaros a donné le nom d’une version augmentée de LibGen, la « Anna’s Archive » (accessible à l’adresse https://annas-archive.gl/), et qui demeure encore accessible. Aux 2.5 millions de livres et 80 millions d’articles scientifiques de LibGen s’ajoute une quantité phénoménale d’ouvrages supplémentaires (au 1er janvier 2026, la bibliothèque contenait 61’654’285 livres et 95’687’150 articles). Il a expliqué comment y accéder, et pourquoi c’était important, à tous ceux capables de le faire, de copier l’intégralité de l’archive, et de la « seeder » sur les réseaux BitTorrent. Il a également promis une vidéo cet été qui rentre plus en détails sur la manière de le faire.

Plus tard dans la journée du dimanche, Icaros a présenté l’état d’avancement du « projet PeerTube », initialement proposé le 24 avril dans une capsule vidéo. En substance, l’idée est pour les médias libres de la Francophonie de s’allier en un « collectif de médias libres », et de créer ensemble une alternative décentralisée à YouTube. Pour ce faire, la proposition est que chaque média héberge souverainement son propre contenu vidéo sur sa propre instance PeerTube dédiée, et que toutes ces plateformes souveraines soient ensuite interconnectées entre elles pour que tous les contenus vidéos des uns deviennent accessibles via tous les serveurs des autres. Ce principe est celui de la Fediverse, et il représente autant le passé que le futur des réseaux sociaux. Il permet de concilier le meilleur des deux mondes: souveraineté numérique d’une part, et effet réseau de l’autre.

L’architecture proposée permet efficacement de contourner l’identification coercitive qui arrive sur les réseaux sociaux en France, tout en empêchant la censure, la surveillance des utilisateurs, et la manipulation algorithmique pratiquées par YouTube.

Après avoir rappelé et décrit ces éléments, Icaros a annoncé une excellente nouvelle: la plupart des médias libres de la Francophonie approchés depuis le 24 avril ont répondu favorablement à l’appel! Les médias et créateurs de contenu suivants ont indiqué leur intention de se joindre à l’initiative d’Essentiel News: Nexus, Tocsin, BAM News, Kairos, Cara News, Planet Positive, Hym Media, Tribune Libre, Reporter Citoyen Belge, Jean-Dominique Michel, Louis Fouché, Jean-Jacques Crèvecoeur, Thierry Casasnovas, Au Bon Touite. De surcroît, le directeur et fondateur de CrowdBunker, Matthieu, a également émis l’intention de participer à l’initiative, et de développer la couche de compatiblité nécessaire pour que tout le contenu vidéo de la fédération apparaisse également sur sa plateforme!

Après la présentation d’Icaros, Guy de La Fortelle, cofondateur de Tocsin, et Jean-Jacques Crèvecoeur, formateur et auteur indépendant, sont montés sur scène pour partager leurs réflexions et expériences. En plus d’expliquer pourquoi ils sont intéressés par l’idée d’un tel collectif des médias libres, ils ont également exprimé leur vision sur l’avenir des réseaux sociaux et la censure sur Internet.

Avec tout le sérieux et la détermination que réclame notre époque incertaine, ces deux journées de fête et de rencontres se sont déroulées sous le signe de la concorde et de l’action. Surpris par l’engouement suscité par le festival (les organisateurs ont dû refuser du public), nul doute que nos amis de Nexus songent déjà à la préparation d’une deuxième édition pour l’année prochaine.

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Euthanasie : les garde-fous n’ont pas été oubliés, ils ont été refusés, un par un

Une intervention de Jean-Dominique Michel

Le 30 juin 2026, l’Assemblée nationale a adopté, pour la troisième fois, la loi créant un droit à « l’aide à mourir ». Derrière le mot, une réalité que cette émission regarde en face.

Sur le certificat de décès d’un patient à qui l’on vient d’injecter un poison, le médecin devra désormais inscrire « mort naturelle ». Ce n’est pas une maladresse de rédaction : c’est une méthode. Le même euphémisme, à quatre-vingts ans d’écart, qu’un sinistre précédent de 1939 nommait déjà « mort miséricordieuse ».

Je pars de la parole du médecin et député Philippe Juvin, qui a lu le texte ligne à ligne : les garde-fous — l’avis d’un psychiatre, du médecin traitant, le regard d’un juge, la protection du majeur sous tutelle — n’ont pas été oubliés. Ils ont été proposés, puis refusés, un par un. Et pendant qu’on refuse aux Petites Sœurs des Pauvres le droit de ne pas pratiquer la mort dans leurs murs, on reçoit officiellement le Grand Orient venu réclamer le vote.

Je veux être clair : je ne m’oppose pas par principe à la liberté de mourir — la Suisse la pratique de longue date. Mais ce texte ne protège pas le lucide : il fabrique le consentement de l’abandonné.

Aux Pays-Bas, une femme de vingt-neuf ans, en bonne santé physique, a été euthanasiée pour souffrance psychique ; au Canada, un sans-abri a demandé la mort faute de logement, puis s’est rétracté dès qu’on lui a trouvé un toit.

Quand les mots ne tiennent plus, c’est l’esprit qui perd pied. Ce sera tout propos de ma série de l’été, « Comment rester sain d’esprit dans un monde qui devient fou ? »

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François-Marie Périer (EFVV) : son combat pour la liberté vaccinale en Europe | Interview Agora TV

À l’occasion du Festival Nexus, Paul Fournier interview François-Marie Périer, président de l’European Forum for Vaccine Vigilance (EFVV).

Ancien enseignant, écrivain et militant engagé depuis de nombreuses années, François-Marie Périer revient sur son parcours atypique et présente les actions de l’EFVV, un réseau européen regroupant plus de 50 associations mobilisées autour des questions de sécurité vaccinale, de soutien aux personnes estimant avoir subi des effets indésirables après une vaccination et de la promotion du consentement libre et éclairé. Au cours de cet entretien, il évoque notamment :
✔ son parcours personnel et son engagement associatif
✔ les missions de l’EFVV en Europe
✔ l’accompagnement des personnes concernées par des effets indésirables signalés après vaccination ✔ les enjeux liés au consentement libre et éclairé ✔ la coopération entre associations européennes
✔ les conférences internationales auxquelles participe l’EFVV, notamment avec Del Bigtree (ICAN)
✔ les perspectives des actions citoyennes menées à l’échelle européenne.
Cette interview est également l’occasion de découvrir les actions menées par l’EFVV depuis plus de vingt-cinq ans en faveur de l’information, de la coopération entre associations et de la défense des libertés individuelles dans le domaine de la santé.
👉 Pour découvrir les travaux de l’EFVV : https://www.efvv.eu/

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LES VACCINS OGM

 » Le Dr Colignon a fait doser la Spike vaccinale toxique de 46 patients atteints d’effets indésirables des vaccins Covid à ARNm.
Trouver de la Spike 4 ans après vaccin signifie que ADN contaminant s’est intégré dans le génome et a transformé les vaccinés en OGM. »

Hélène Banoun

Vidéo assez mauvaise (son/images) mais néanmoins instructive.

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ARNm – Le bilan interdit – La plus grande catastrophe de l’histoire de la médecine ?

Et si le remède avait fait davantage de morts que la maladie ? Janvier 2020. Le monde s’arrête. On confine, on muselle, on interdit de soigner, puis l’on injecte, à des milliards d’êtres humains, une technologie que personne n’avait jamais déployée à pareille échelle. Cinq ans plus tard, les chiffres sont là. Il suffit de les lire. Ce livre les lit. Un par un, pays par pays : du VAERS américain à l’INSEE française, du registre allemand KBV aux données helvétiques, jusqu’aux millions de morts que Rancourt et ses collègues recensent dans 125 pays. Il remonte à la biologie du désastre — protéine Spike toxique, ARNm instable, ADN plasmidique résiduel — et il descend jusqu’à la lame d’anatomopathologie, là où la preuve ne se discute plus. En République tchèque, en Italie, en Suède, au Japon, les statistiques parlent aussi d’une même voix. Et l’on démonte, pièce par pièce, la mécanique comptable, ce fameux « décalage de 14 jours », qui a rendu ailleurs les morts invisibles. Données officielles, sources publiques, écarts-types calculés à la décimale : rien ici n’est inventé, tout est sourcé. Au terme du parcours, des recommandations médicales, juridiques et philosophiques, et un seul constat, exprimé en années de vie perdues. La plus grande catastrophe de l’histoire de la médecine ? Le lecteur jugera.

Auteur : Patrick Stocco
Coauteurs : Frédéric Stalder, Philippe Saegesser, Michael Esfeld, Dimitry Debrieux, Michelle Cailler
Editeur : Marco Pietteur

https://www.fnac.com/a23144532/Frederic-Stalder-ARNm-Le-bilan-interdit-La-plus-grande-catastrophe-de-l-histoire-de-la-medecine

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NTG : nouvelle menace OGM sur l’Europe. #1La trahison des eurodéputés

Source : essentiel News

En ouvrant la voie à la déréglementation d’une vaste catégorie de végétaux génétiquement modifiés, le vote du Parlement européen, le 17 juin 2026, en faveur du Règlement sur les Nouvelles Techniques Génomiques (NTG), marque une volte-face dans la politique européenne vis-à-vis des OGM. Ce texte légalise la suppression des règles de sécurité et de transparence pour les végétaux génétiquement modifiés appartenant à la catégorie NTG-1 et autorise les brevets.

Après trois années de tractations, la Proposition de règlement sur les végétaux obtenus au moyen de certaines nouvelles techniques génomiques (NTG), initiée en 2023 par la Commission européenne, a finalement été entérinée par le Conseil de l’Union européenne et votée par le Parlement, 431 voix pour, 201 voix contre, 29 abstentions. Aucun des 37 amendements déposés par des parlementaires issus de la gauche et de l’écologie, opposés au projet, n’ont été retenus. Négocié en trilogues (Commission, Conseil de l’UE, commission ENVI du Parlement), loin du regard des médias et du grand public, ce règlement marque une véritable révolution dans notre approche du vivant.

Concrètement les nouvelles règles autorisent la culture et la commercialisation, sans étude d’impact, sans étiquette et sans possibilité de traçage, de plantes ayant subi des manipulations de leur génome, mais dorénavant considérées par la nomenclature européenne comme équivalentes aux végétaux issus de la sélection classique. Il s’agit d’une rupture totale avec le principe de précaution, qui était le mot d’ordre de la Directive sur la dissémination volontaire d’organismes génétiquement modifiés (2001/18/CE) datant de 2001. Grâce à cette directive, la culture des OGM avait été presque totalement bannie en Europe et leur importation restreinte et fortement encadrée. Mais les préoccupations prioritaires des instances européennes semblent avoir changé. Elles s’alignent désormais avec les intérêts des poids lourds de l’agro-industrie, comme l’admet Jacob Jensen, ministre danois de l’Agriculture: “le bloc (européen) doit avoir des NTG dans sa boîte à outils s’il veut concurrencer la Chine et les États-Unis, qui utilisent déjà la nouvelle technologie”.

L’UE ouvre l’ère du Big Biotech

C’est donc avec un objectif de compétitivité que l’Europe a choisi de légiférer sur la nouvelle génération d’OGM surnommées NTG, abréviation de nouvelles techniques génomiques (ou NGT, de l’anglais New Genomic Techniques). Jessica Polfjärd (groupe PPE) rapporteure du projet au Parlement européen, a encouragé les eurodéputés à choisir “la science et l’innovation”, afin de “donner aux agriculteurs européens les outils dont ils ont besoin pour relever les défis de l’avenir. Le changement climatique, les maladies des plantes et l’instabilité mondiale ont déjà des répercussions sur la production alimentaire dans toute l’Europe. Les NTG font partie de la solution à ces problèmes. Grâce aux NTG, nous pouvons développer des cultures plus résilientes, réduire l’impact environnemental et renforcer la sécurité alimentaire européenne.” Pourtant parmi les élus, les organisations agricoles et les semenciers, il règne une profonde division sur le sujet, notamment sur la question, hautement conflictuelle, de la propriété intellectuelle sur les végétaux. Car la nouvelle réglementation ouvre aussi la boîte de Pandore des brevets sur les végétaux génétiquement modifiés et des licences sur la multiplication des semences.

Il s’agissait donc de faire un choix, le choix d’un modèle de société, comme l’explique l’eurodéputé Christophe Clergeau (groupe S&D). “Défendre les agriculteurs et les semenciers européens, défendre le libre accès à la diversité des plantes ou offrir le contrôle des plantes et de l’agriculture à quelques multinationales agro-chimiques, Bayer-Monsanto, Syngenta, Corteva”. D’un côté les syndicats de paysans comme la Coordination européenne Via Campesina (ECVC) qui essaient de lutter contre une appropriation des ressources semencières, de l’autre, les représentants des agro-industriels, comme le syndicat agricole Copa-Cogeca, qui soutiennent la déréglementation dans l’anticipation de nouveaux marchés lucratifs.

Pour Alessandra Turco d’ECVC, “le Parlement européen a voté contre l’intérêt des agriculteur.rice.s et des citoyen.ne.s, en donnant son vote aux multinationales semencières et biotechnologiques, qui font pression depuis des années pour la dérégulation (..) et pour imposer le modèle des brevets en Europe”. Même analyse de l’eurodéputée Anja Hazekamp (The Left Group). La nouvelle réglementation “sape les fondements de notre système alimentaire. Et ce n’est pas un hasard. Cette loi est le résultat direct du lobbying agressif mené par les grandes entreprises agro-biotechnologiques. Celles-ci espèrent accroître leurs profits, déjà obscènes, en brevetant ces nouveaux OGM. Cela confère aux multinationales encore plus de pouvoir sur notre système alimentaire, au détriment des agriculteurs et des citoyens”.

La boîte de Pandore des brevets sur le vivant

Comme beaucoup d’autres associations qui défendent l’environnement, l’ONG Arche Noah dénonce l’autorisation des brevets sur les semences, qui va augmenter les insécurités auxquelles les agriculteurs doivent déjà faire face. “Les semences brevetées pourraient désormais devenir la norme en Europe. L’expérience des États-Unis montre que cela modifie fondamentalement les marchés: les grandes entreprises s’assurent des droits de monopole – sur des caractéristiques clés telles que la résistance aux virus par exemple – et évincent les sélectionneurs de taille moyenne du marché”, explique Paul Grabenberger d’Arche Noah. “À l’échelle mondiale, on compte déjà près de 2 000 demandes de brevet pour des plantes issues des nouvelles techniques génétiques”. Quant à l’Office européen des brevets, il a commencé à en délivrer pour des plantes issues de la sélection classique, comme celui sur un maïs à digestibilité améliorée, déposé par KWS.

Les défenseurs d’une agriculture et d’une alimentation libres s’insurgent des proclamations des défenseurs de la déréglementation telles que: “les brevets entravent l’innovation en matière de sélection végétale en restreignant l’accès au matériel biologique nécessaire au développement de nouvelles variétés”. Marie Toussaint, (vice-présidente du groupe Verts-ALE) prédit que cela aboutira à davantage de concentration du “contrôle sur les semences et la production alimentaire entre les mains d’un petit nombre de multinationales. La liberté des agriculteurs et des sélectionneurs de conserver, d’utiliser et de développer des semences de manière indépendante est gravement compromise.” Car même si la réglementation prévoit que les agriculteurs conserveront un droit de reproduire leurs propres semences, ce droit sera néanmoins soumis à redevance pour les végétaux ayant subi des manipulations génétiques au cours de leur évolution.

Quant à l’opinion publique dans son ensemble, elle rejette le concept de privatisation du vivant, comme le montrent les résultats d’une enquête réalisée par la coalition No Patents on Seeds! en avril 2026 dans cinq États membres de l’UE (la France, l’Allemagne, l’Italie, les Pays-Bas et la Pologne). 83% des citoyens rejettent les brevets sur les organismes vivants, que ce soit les plantes ou les animaux, pour des raisons d’éthique.

Opportunités techniques ou commerciales?

Mais de quoi parle-t-on exactement quand on fait référence aux NTG? Ces nouveaux OGM n’ont plus recours à la transgénèse, c’est-à-dire l’introduction d’un gène d’une espèce étrangère, mais à des manipulations cisgéniques, c’est-à-dire au sein d’une même espèce, et à des techniques beaucoup plus ciblées qu’on appelle “édition du génome”, notamment grâce au système CRISPR-Cas9. On parle alors de mutagénèse dirigée, c’est-à-dire de l’introduction volontaire d’une mutation dans la séquence ADN d’une plante, à un endroit ciblé. Ces modifications génétiques sont juridiquement considérées comme des inventions et c’est pour déverrouiller le marché européen des brevets sur ces inventions génétiques que les poids lourds de l’agro-chimie œuvrent dans les coulisses des institutions européennes depuis 2001.

C’est donc fort à propos, en 2021, qu’une étude commandée par la Commission européenne conclut que la procédure d’autorisation et les exigences d’évaluation des risques prévues par la Directive de 2001 sur les OGM, n’étaient “pas adaptées à la variété d’organismes et de produits potentiels qui peuvent être obtenus au moyen de certaines NTG”. L’étude estima les exigences en vigueur “disproportionnées ou inadéquates” dans de nombreux cas et que de ce fait, la Directive 2001/18/CE “serait difficile à mettre en œuvre et à faire respecter pour les végétaux obtenus par mutagenèse ciblée et par cisgenèse”.

Dès lors, le véritable coup de génie de l’industrie des biotechnologies fut de convaincre les décideurs de ne plus regarder comment les semences étaient obtenues, mais de considérer uniquement le profil génétique de la plante obtenue. Cette approche conduisit les technocrates européens à classer les nouveaux OGM en deux catégories.

Absence de consensus sur les définitions

– Les NTG de catégorie 1 sont des végétaux ayant subi un nombre et un type de modifications génétiques limités, qui seront désormais considérés comme des végétaux ordinaires. Cela signifie, qu’en dehors des semences, qui elles devront être étiquetées NTG-1, les végétaux issus de ces manipulations ne seront soumis à aucune obligation, ni d’étiquetage, ni de traçage, ni d’évaluation des risques pour la santé et les écosystèmes.

Tous les organismes modifiés par NTG demeurent néanmoins interdits dans l’agriculture biologique. Autre restriction, introduite à la demande des parlementaires, les végétaux modifiés dans le but de résister aux herbicides ou de sécréter des substances insecticides, ne pourront pas être classés comme végétaux NTG-1.

– Les NTG de catégorie 2 sont des végétaux ayant subi des modifications génétiques plus importantes ou complexes. Ces derniers resteront soumis à la règlementation applicable aux OGM. Ils devront faire l’objet d’une évaluation des risques avant de pouvoir obtenir une autorisation de mise sur le marché. Leur culture pourra être soumise à des restrictions au sein de l’UE.

Cependant, non seulement les critères qui distinguent les deux catégories de NTG sont largement contestés, mais les seuils retenus sont tels que 90 à 95% des créations NTG en cours de développement devraient être classées dans la catégorie 1, échappant ainsi à toutes les mesures de précautions contraignantes prévues pour encadrer les autres OGM. C’est le second tour de force réussi par le lobby de l’agro-chimie: convaincre les décideurs européens de lâcher dans la nature des végétaux issus de modifications génomiques, sans aucune étude préalable de leur impact sur l’écosystème et sans aucun moyen d’identification ni de traçage, du laboratoire jusqu’à l’assiette.

Des critères non scientifiques

Selon le texte de la Commission, la catégorie NTG-1 comprend “les végétaux qui sont équivalents aux végétaux apparaissant naturellement, ou obtenus par des méthodes de sélection conventionnelles, et qui devraient être traités de la même manière que ces végétaux”. Un critère de seuil d’équivalence a notamment été fixé à l’insertion de 20 nucléotides maximum, c’est-à-dire 20 modifications génomiques maximum tolérées pour un végétal de catégorie NTG-1. Mais bien que les technocrates bruxellois affirment avoir défini les critères d’équivalence “sur les connaissances scientifiques les plus récentes”, treize organisations françaises de défense de l’environnement, des consommateurs et de l’agriculture biologique se sont regroupées pour dénoncer de graves défaillances scientifiques. Dans une lettre de 130 pages, ils déplorent un “cheminement biaisé de l’expertise institutionnelle de l’UE”, dont les résultats ont été instrumentalisés pour aboutir à “un texte faisant passer, à tort, les NTG pour des techniques sûres et maîtrisées”.

Ils se basent notamment sur les critiques émises par l’ANSES (Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail), qui semblent avoir été ignorées par la Commission et par l’EFSA (European Food Safety Authority). Dans deux rapports publiés en 2023 et 2024, l’ANSES dénonce le manque de fondement scientifique des seuils d’équivalence choisis (type, taille et nombre de modifications), censés correspondre à des mutations qui pourraient exister naturellement. Elle souligne “que la seule taille de la modification ne renseigne en rien sur ses conséquences fonctionnelles” et que les risques d’effets indésirés de ces modifications génétiques et les impacts environnementaux ne doivent pas être éludés.

C’est notamment ce qui motive les 13 signataires de la lettre, parmi lesquels figurent le Syndicat des entreprises bio agroalimentaires (SYNABIO), la Fédération nationale d’agriculture biologique (FNAB), le Groupe International d’Études Transdisciplinaires (GIET), Sciences citoyennes, le Réseau Semences Paysannes, France Nature Environnement (FNE), ou encore Pollinis, à demander la suspension de la procédure législative pour pouvoir en reconsidérer les fondements, en adressant non seulement les problèmes soulevés par des scientifiques, mais aussi par des agriculteurs et par les consommateurs.

Les dangers de la déréglementation

En plus de l’approche scientifique contestable précédemment mentionnée, la déréglementation des NTG présente de multiples dangers qui semblent avoir été minimisés, occultés ou ignorés par les législateurs européens.

Pour commencer, il n’existe aucune preuve des bienfaits en termes de durabilité, vantés par les partisans des NTG. Peuvent-ils réellement apporter des solutions durables face aux maladies ou aux aléas climatiques? Il est permis d’en douter. En revanche, il existe de nombreux exemples de ravageurs ou de maladies qui, au fil du temps, développent de la résistance à ce qui semblait être, initialement, un remède miracle. De plus, il n’est actuellement pas possible de connaître l’impact des nouvelles créations NTG-1 sur l’environnement ou la santé, précisément parce qu’il n’a pas été jugé nécessaire de l’étudier. Pourtant, de l’avis même du Haut Conseil des biotechnologies, les végétaux issus de NTG pourraient avoir des effets sur “le fonctionnement et la dynamique des écosystèmes” et créer “une difficulté supplémentaire d’adaptation de la biodiversité”.

Des risques tangibles existent donc, mais il semble que le trilogue européen les minimise. Parmi ces risques citons également les limites de la technologie CRISPR-Cas9. Ces “ciseaux génétiques” peuvent entraîner des modifications non intentionnelles du génome et des effets indésirables pour la plante, pour sa culture ou pour son environnement. Le nouveau règlement européen permettra l’introduction massive dans nos champs de ces végétaux modifiés, sans aucun contrôle. S’ils se révèlent néfastes pour la flore ou la faune, s’ils mettent en péril une espèce ou tout un écosystème, que ferons-nous? L’absence délibérée de moyens de traçabilité rendra toute intervention impossible.

L’agriculture biologique en péril

Bien que les OGM demeurent formellement interdits dans son cahier des charges, combien de temps pourra-t-on encore parler d’agriculture biologique? Aucun confinement des NGT n’est prévu ni possible. Rien n’empêchera les végétaux modifiés de transmettre leurs gènes à la flore sauvage ou labellisée AB. Cette pollinisation croisée inévitable est donc, sur le long terme, une condamnation à mort de toute la filière bio. Enfin, il sera également impossible pour les consommateurs de boycotter les OGM. L’absence d’étiquetage des aliments génétiquement modifiés par NTG (destinés aux humains mais aussi au bétail) les privera de toute capacité de choix éclairé.

Face à tous les risques d’une déréglementation des végétaux issus de NTG, face à l’absence d’études d’impact  – absence délibérée si on en croit les 13 associations qui ont interpellé la Commission – face à l’hostilité d’une majorité des agriculteurs, des défenseurs de l’environnement, de l’opinion publique, on ne peut éviter de poser la question: comment l’Europe en est-elle arrivée à une telle décision? Comment les garde-fous réclamés par les eurodéputés en février 2024 ont-ils été balayés du texte adopté en juin 2026? Comment les réserves émises par des agences d’évaluation des risques, comme l’ANSES ou le Haut Conseil des biotechnologies en France, et d’autres en Allemagne ou en Autriche, ont-elles pu être ignorées? En analysant l’historique de cette déréglementation, on identifie deux phénomènes conjoints: une errance idéologique au niveau politique, combinée à l’influence du puissant lobby de l’industrie agro-chimique.

À suivre: NTG: nouvelle menace OGM sur l’Europe #2: Les manœuvres du lobby agro-chimique.
– l’influence du Green Deal, moins de pesticides contre plus d’OGM
– la révélation des CRISPR Files
– un lobby financé notamment par Bill Gates
– les stratégies déployées pour créer un nouveau récit
– pour les opposants le combat continu…

NTG : nouvelle menace OGM sur l’Europe. #1La trahison des eurodéputés Lire la suite »

Vacciné, Non-Vacciné – Qui est en meilleure santé ? Que dit la science ?

Acheter le livre : éditions Marco Pietteur

Ce livre s’appuie sur plus d’une centaine d’études publiées dans des revues à comité de lecture et comparant des populations vaccinées et non vaccinées. Chaque étude est analysée, et les différences de santé entre les nourrissons, les enfants et les adultes qui ont été vaccinés et ceux qui ne l’ont pas été sont présentées et replacées dans leur contexte. Le lecteur trouvera des informations sur le calendrier de vaccination des nourrissons et des enfants, le thimérosal dans les vaccins, les vaccins à virus vivants, le vaccin contre le papillomavirus humain (HPV), la vaccination et la maladie de la guerre du Golfe, les vaccins contre l’influenza (grippe), les vaccins DTC, la vaccination contre l’hépatite B, le vaccin COVID-19 et les vaccins pendant la grossesse.

Compte tenu de la pression massive exercée pour vacciner l’ensemble de la population mondiale, ce livre arrive à point nommé et est nécessaire pour permettre aux individus de faire des choix éclairés pour eux-mêmes et leur famille.

« Des millions de personnes – moi y compris – ont d’abord cru que le désastre du vaccin COVID-19 était inédit, le résultat d’un virus nouveau à évolution rapide combiné à une thérapie mise au point à la va-vite et emballée dans un mode d’administration expérimental. Aujourd’hui, je ris d’une telle naïveté. Dans Vacciné, Non-Vacciné, Kennedy et Hooker jettent une lumière aveuglante sur l’effroyable manque de recherche et la propagande flagrante derrière l’ensemble du calendrier vaccinal des enfants augmenté – et qui n’en finit pas de s’allonger. L’enquête minutieuse et les analyses rigoureuses des auteurs n’ont d’égal que le courage dont ils font preuve en exposant la gravité et l’ampleur des mensonges qui nous ont été racontés. En tant que médecin n’ayant jamais songé à remettre en question les allégations de sécurité et d’efficacité des vaccins de routine et qui croyait protéger ses patients et ses propres enfants en les approuvant, je suis à la fois humilié et furieux. Notre gouvernement, les médias et le puissant et rapace complexe industriel pharmaceutique trompent, mettent en danger et gaslightent la population depuis bien trop longtemps. J’espère que ce livre explosif et majeur aura une audience planétaire et deviendra un incontournable dans la bibliothèque de chaque pédiatre et de chaque parent. »

Dr Pierre Kory, auteur de La Guerre contre l’ivermectine

Brian Hooker

Source : essentiel News

Brian Hooker est une pointure dans le domaine. Son CV impressionne: biologiste moléculaire, ingénieur chimiste et éminent scientifique titulaire de cinq brevets américains, auteur de plus de 90 publications scientifiques évaluées par des pairs, professeur émérite de biologie à l’université Simpson et directeur scientifique de Children’s Health Defense.

Brian est également père d’un fils autiste victime d’un effet indésirable lié à la vaccination. C’est lui le scientifique que William Thompson a contacté pour confesser que le CDC (Centre pour le contrôle et la prévention des maladies) avait falsifié l’étude de référence réfutant le lien entre l’autisme et les vaccins ROR. C’est lui qui avait enregistré les aveux du chercheur à son insu et qui avait rendu ces informations publiques dans le film « Vaxxed, de la dissimulation à la catastrophe », en collaboration avec le Dr Andrew Wakefield et Del Bigtree.

Brian a également apporté une contribution majeure dans la recherche sur la toxicité du mercure et de l’aluminium dans les vaccins. Et il a coécrit des articles sur la biologie de l’autisme avec des neuroscientifiques tels que Martha Herbert, professeure à la Harvard Medical School.

Ce sont donc ces décennies d’investigation dans la science vaccinale qui lui ont permis de rechercher et rassembler une série d’articles attestant de la meilleure santé des personnes non-vaccinées.

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Cadeau de départ ? Tulsi Gabbard a balancé les dossiers Fauci sur les gains de fonction

Un choix de révélations qui sert une stratégie politique.

Source : essentiel news

Tulsi Gabbard, la directrice sortante du Renseignement national américain, a publié vendredi 19 juin une vidéo sur X dans laquelle elle présente ce qu’elle qualifie de preuves inédites incriminant l’ancien conseiller médical en chef Anthony Fauci. Selon ses dires, les documents attestent de son implication dans le financement de la recherche sur les gains de fonction au laboratoire de virologie de Wuhan et révèlent la manière dont il a trompé les services de renseignement sur le lien probable avec l’origine de la « pandémie » de Covid.

Un pavé pour Fauci

Le jour de son départ, son bureau a publié un message accablant sur X: « Mensonges. Désinformation. Censure. Voilà la stratégie de Fauci. » Le message ajoutait: « Pour son dernier jour en tant que directrice du renseignement national (DNI), Tulsi Gabbard met en œuvre les priorités du président des États-Unis et s’attaque à l’État profond, en donnant suite à la loi de 2023 sur les origines du Covid proposée par Josh Hawley et en révélant la vérité qui avait été cachée au peuple américain sous l’administration précédente. »

Selon Gabbard, Fauci ne s’est pas contenté de financer la recherche; il est aussi intervenu dans le choix des scientifiques qui ont mené l’enquête sur l’origine de la pandémie pour les services de renseignement, sachant que leurs conclusions serviraient de base aux évaluations officielles, et seraient présentées publiquement comme neutres et indépendantes.

Elle a également accusé l’ancien directeur de l’Institut national des allergies et des maladies infectieuses (NIAID) d’avoir menti sous serment. En 2024, les membres de la sous-commission spéciale de la Chambre des représentants sur la pandémie de coronavirus avaient demandé à Fauci s’il avait interagi avec la CIA, le FBI ou la DIA sur les questions concernant l’origine des virus. Fauci avait alors nié toute collaboration, mais Gabbard affirme que les documents prouvent le contraire.

Ces documents contiennent-ils de nouvelles révélations? Le rôle d’Anthony Fauci dans la formation d’un « cartel de la pandémie » avec Bill Gates, l’industrie pharmaceutique et militaire, a été exposé de manière étendue dès 2022 par Robert Kennedy Junior dans son livre « Anthony Fauci, Bill Gates, Big Pharma: leur guerre mondiale contre la démocratie et la santé publique« .

L’origine de la pandémie, un enjeu électoral

Aux Etats-Unis, la discussion sur l’origine naturelle ou fabriquée du coronavirus était rapidement devenue une affaire de politique partisane. Initialement chargée d’enquêter sur les dépenses indûes et la fraude sous l’administration Trump, la sous-commission spéciale de la Chambre des représentants sur la pandémie de coronavirus avait vu ses missions redéfinies en 2023, sous la direction des Républicains. Sa mission avait alors été redirigée vers l’enquête sur les origines du virus, les dépenses publiques et les mesures sanitaires obligatoires.

Ce n’est toutefois qu’en 2024 que Fauci avait été appelé à témoigner publiquement, marquant ainsi sa première comparution devant le Congrès en tant que simple citoyen depuis son départ à la retraite en 2022. L’audition, intitulée « Une audition avec le Dr Anthony Fauci », a été organisée par la sous-commission dirigée par le Parti républicain et avait porté sur les origines de la Covid-19, le financement du NIAID en Chine et la réponse à la pandémie.

Au cours de son témoignage, Fauci a réfuté les allégations selon lesquelles il aurait dissimulé la théorie de la fuite de laboratoire ou menti au sujet des recherches sur le gain de fonction menées à Wuhan, qualifiant ces affirmations d’« absurdes ». Tout en reconnaissant que la fuite de laboratoire était une possibilité, il avait soutenu qu’il était « moléculairement impossible » que les virus étudiés à l’Institut de Wuhan soient à l’origine du SARS-CoV-2.

L’audition avait fortement divisé la Chambre. Les membres républicains avaient mis Fauci sous pression avec les questions de transparence et de gestion des budgets, tandis que les membres démocrates avaient défendu son bilan en accusant la commission d’alimenter les théories complotistes.

Fauci avait de son côté multiplié les réponses évasives, jonglant entre les arguments d’autorité et les « je ne m’en souviens pas ».

Peu avant les élections, il avait tout de même bénéficié d’un « pardon préemptif » de la part de l’ancien président Joe Biden, couvrant la période entre 2014 à 2025. Mais apparemment, ceci ne le protègerait pas des futures accusations de parjure.

Avec l’arrivée de Robert Kennedy Junior à la tête du département de la santé, les attentes de voir Fauci et ses complices remis sur la sellette se sont ravivées. Les supporters du célèbre avocat attendent que vérité soit faite et que justice soit rendue, en particulier depuis la parution d’un second livre intitulé « Labo P4 de Wuhan, que nous a-t-on caché? La terrifiante course aux armes biologiques« .

Dans ce pavé de 600 pages, publié en 2023, Kennedy avait déjà divulgué une importante série de documents attestant de la fabrication des pandémies par l’appareil militaire, avec la complicité du ponte de la santé et du « cartel de la biosécurité ».

De son côté, Trump – qui s’était pourtant félicité d’avoir hâté la mise au point d’un vaccin ‘miracle’ avec l’opération Warp Speed, avait ‘habilement’ repris l’argument à son compte. Il avait donc officiellement imposé « sa » version sur l’origine du virus, histoire de pointer les ennemis à combattre: la Chine et les armes biologiques de gain de fonction.

Avec les ‘midterms’ (élections de mi-mandat) en perspective au mois de novembre, marquer des points sur le dossier Fauci relève donc d’une importance stratégique auprès d’un électorat, d’autant qu’il est en chute libre avec la guerre en Iran, l’inflation et les dossiers Epstein.

Trouver des coupables

En avril dernier, le Dr David Morens, ancien bras droit d’Anthony Fauci, a donc été mis en examen par le ministère de la Justice, dans le cadre du même dossier.

Morens, qui a occupé le poste de conseiller principal auprès du directeur de l’Institut national des allergies et des maladies infectieuses (NIAID) de 2006 à 2022, avait déjà dû comparaître devant le Congrès en 2024. Il était accusé d’avoir fait « disparaître » des courriers internes controversés de l’agence et d’avoir entretenu une correspondance privée avec de hauts responsables, ainsi que Peter Daszak, le directeur d’EcoHealth Alliance, qui a financé des recherches sur le gain de fonction au laboratoire chinois de Wuhan.

L’homme est aujourd’hui accusé de complot contre les États-Unis; de destruction, d’altération ou de falsification de documents dans le cadre d’enquêtes fédérales; de dissimulation, de suppression ou de mutilation de documents; et de complicité et de corruption. Il encourt jusqu’à 28 ans de prison.

De son côté, Fauci est attendu devant le Sénat pour un interrogatoire qui sera mené par le sénateur Rand Paul  du Kentucky, dans les prochaines semaines. La date précise n’a pas encore été communiquée, et on ignore si Fauci sera questionné sur l’implication des États-Unis dans la création et le financement de laboratoires biologiques mondiaux.

L’agenda de Tulsi Gabbard

Tulsi Gabbard avait annoncé en mai qu’elle quittait ses fonctions pour s’occuper de son mari Abraham, chez qui une forme rare de cancer des os a été diagnostiquée. Mais l’annonce était intervenue peu après qu’une rumeur ait circulé sur le fait que son bureau aurait été l’objet d’un raid de la CIA. Lors de ce ‘coup’ interne, l’agence aurait repris des dizaines de boîtes contenant des documents sur le programme MK Ultra, ainsi que sur l’assassinat de Kennedy, « empêchant » ainsi Tulsi Gabbard d’aller au bout de l’enquête. La CIA et Gabbard avaient démenti l’affaire, mais les véritables motifs de son départ ont évidemment continué d’alimenter les spéculations.

Gabbard avait ensuite annoncé qu’elle s’en irait sur un coup d’éclat en divulguant différents dossiers classés secrets: les manoeuvres de Fauci pour dissimuler les origines de la pandémie, les financements d’armes biologiques de type ‘gains de fonction’, mais aussi certains dossiers MK Ultra ou encore la saga de l’influence russe dans les élections américaines lors du premier mandat de Trump.

Le 12 juin, elle a donc démarré sa grande série de révélations en annonçant la déclassification de documents sur les laboratoires de recherches à l’étranger, un sujet qu’elle estimait « prioritaire ».

Selon ses dires, les documents en sa possession ont confirmé l’existence de 120 laboratoires biologiques financés ou détenus par les États-Unis dans 30 pays, dont beaucoup fabriquent et manipulent des maladies infectieuses. Gabbard avait déjà dénoncé l’existence de ces programmes, suite aux accusations faites par le général russe Kirillov devant l’ONU lors de l’invasion en Ukraine, mais on l’avait ridiculisée en l’accusant de relayer la propagande russe.

On pouvait donc s’attendre à quelque chose de consistant lors de ce premier « largage de bombe ». En réalité, sur le volet des labos ukrainiens, le public n’a pourtant reçu que 4 maigres pages partiellement caviardées, sans date, ni noms identifiables. En somme beaucoup de paroles, mais rien de vraiment neuf.

Dans un article du Defender daté du 15 juin, la lanceuse d’alerte Sasha Latypova, qui est d’origine ukrainienne, avait réagi en disant que le Département de la défense possédait les biolaboratoires ukrainiens depuis plus de 20 ans, les ayant « achetés pour 15 millions de dollars lors de la vente en faillite de l’Union soviétique en 2005 ».

« Ces biolabs… ont été financés par toutes les administrations américaines depuis 2005, et les divulgations de Gabbard ne sont rien d’autre qu’un jeu politique avant le cycle électoral de 2028. Elle n’a d’ailleurs pas appelé à suspendre le financement de ces laboratoires ».

Il est vrai que même si Tulsi Gabbard semble attachée à la transparence, elle nourrit toujours des ambitions politiques et ses supporters pensent qu’elle pourrait à nouveau se présenter aux présidentielles.

Précédemment, en janvier, Tulsi Gabbard avait « personnellement supervisé » la saisie de documents relatifs à l’élection présidentielle de 2020 dans le comté de Fulton, en Géorgie, une mission qu’elle avait menée à la demande expresse du président. Mais les détails de cette perquisition et d’autres secrets liés à l’élection restent encore confidentiels, alors même que cela reste soi-disant « l’une des principales priorités de Donald Trump ».

Ici, tout comme sur le volet MK, rien à se mettre sous la dent pour l’instant.

Les documents « Fauci »

Finalement, le 18 juin, à la veille de son départ, Gabbard sort le dossier Fauci. Il est encore trop tôt pour savoir si ce qui a été rendu public contient vraiment des nouveautés, ou s’il s’agit uniquement de fournir les documents confirmant les accusations des dernières années.

Manifestement, on y retrouve des preuves de divers crimes et délits commis par Anthony Fauci et ses complices. À commencer par son implication dans le financement des recherches de gain de fonction chez les coronavirus de chauve-souris au laboratoire de Wuhan, par l’intermédiaire de Peter Daszak et de l’organisation Eco Health Alliance.

On y trouve également des preuves de ses manoeuvres directes pour influencer les rapports scientifiques et imposer le récit d’une transmission zoonotique « naturelle ».

Un nouvel épisode dans la saga de la chauve-souris

Quant aux explications scientifiques, il semble qu’elles soient de plus en plus « chimériques ».

Certes, les intentions perfides et les agissements délirants d’une bande de scientifiques et de militaires associés à un cartel bancaire déterminé à se faire de l’argent avec « des urgences sanitaires » ne sont plus à démontrer. Mais les différentes versions du récit pandémique et de ses origines restent étonamment confuses et pourraient nous détourner des problèmes de fond.

Dernière touche au récit: les recherches visaient d’abord à créer un vaccin pour les chauves-souris.

Un article du Defender a tenté de résumer la ‘dernière version en date’ dans un paragraphe intitulé « l’histoire se complique »:

Selon le rapport de la DARPA, le virus SARS-CoV-2 était probablement destiné à être utilisé pour un vaccin contre les chauves-souris avant de s’échapper du laboratoire de Wuhan. «L’objectif de l’expérience dans le programme DEFUSE d’EcoHealth était de vacciner des chauves-souris dans les grottes du Yunnan, en Chine, où de nouveaux coronavirus avaient été découverts».

Cependant, le virus «s’était échappé et s’était propagé rapidement car il avait été transformé en aérosol afin de pouvoir infecter efficacement les chauves-souris dans les grottes. Mais comme il n’était pas encore apte à infecter les chauves-souris, elles n’ont pas été atteintes».

Le rapport suggère que ce SARS-CoV-2 présentait en revanche des caractéristiques qui le rendaient facilement transmissible au sein des populations humaines.

«La raison pour laquelle cette maladie est si déroutante tient au fait qu’il s’agit moins d’un virus que de protéines Spike modifiées, qui ont pris place à bord d’un essaim de quasi-espèces de SARS-CoV. Plus ce dernier se rapprochait de la forme finale d’un vaccin vivant atténué, plus il est probable qu’il ait subi une désatténuation depuis sa fuite initiale en août 2019 », indique le rapport.

«Un an après que la DARPA eut rejeté cette proposition visant à créer des virus chimériques de chauves-souris à l’Institut de virologie de Wuhan, un nouveau virus de chauve-souris doté d’un site de clivage par la furine a commencé à infecter des humains à Wuhan. Aucun autre virus étroitement apparenté ne possède ce site de clivage par la furine », a rapporté Real Clear Investigations en avril.

Nous laissons aux scientifiques dans l’âme le soin de décortiquer le rapport de « Real Clear Investigations« .

L’important étant de savoir que Fauci avait connaissance des inquiétudes concernant le site de clivage de la furine du SARS-CoV-2 dès le début de la pandémie.

Dans un e-mail daté du 31 janvier 2020, Fauci écrivait: « Je viens de raccrocher avec Kristian Anderson et il m’a fait part de ses inquiétudes concernant la mutation du site de clivage de la furine dans la protéine Spike du 2019-nCoV qui circule actuellement. »

Et, dans un échange ultérieur, il s’était contenté de mentionner que: «L’affaire se complique.»

Le choix du combat

Mais faut-il en conclure que l’origine d’une gigantesque pandémie est ici établie? Se concentrer sur cette seule controverse alimente tout le récit de la « terrifiante course aux armes biologiques », qui va justifier de nouveaux budgets militaires et de nouvelles politiques de contrôle. Des scientifiques indépendants ayant fait partie des commissions de surveillance des armes biologiques estiment que les scénarios de pandémie d’origine virale, avec ou sans gain de fonction, sont peu réalistes.

Le prof. Martin Zizi s’en était déjà expliqué à Essentiel News dans un entretien consacré aux armes biologiques. Ancien expert en armes chimiques et biologiques auprès du Conseil de sécurité de l’ONU durant 15 ans, Martin Zizi avait affirmé que la possibilité de concevoir des armes biologiques pour créer des pandémies est quasi nulle, et cela pour plusieurs raisons.

Tout d’abord, si le fait de manipuler un virus dans un laboratoire n’est guère compliqué, en faire une arme de destruction massive efficace que l’on peut contrôler à l’échelle planétaire est particulièrement difficile. Ensuite vient la difficulté de se protéger soi-même des conséquences de cette arme. Il est bien plus simple d’utiliser des vaccins, car cela permet de sélectionner ses cibles et finance l’opération. Enfin, il est assez aisé de détecter une trace biologique de ce type d’armes, ce qui ouvre la porte à une réplique par l’utilisation d’armes de destruction de masse bien plus radicales, telles que les armes chimiques ou nucléaires.

Il n’est pas le seul à le penser, à voir la réaction du professeur Wolfgang Wodarg aux annonces de Tulsi Gabbard:

Plutôt que de se focaliser sur les histoires de gain de fonction, l’enquête devrait aussi approfondir la question des tests PCR, celle des patients faussement diagnostiqués « Covid » ou encore la collusion avec Bill Gates, Nathan Wolfe – un proche de Jeffrey Epstein – dont la société Metabiota dirige un réseau mondial de « biolabs’ et in fine, avant toute autre chose le cartel bancaire qui fait tout pour monétiser des urgences sanitaires.

De toutes façons, il semble clair que les révélations ne mènent que très rarement à des arrestations. L’affaire Epstein en est la preuve.

Cadeau de départ ? Tulsi Gabbard a balancé les dossiers Fauci sur les gains de fonction Lire la suite »

« Évaluation des pratiques méthodologiques mises en œuvre dans les essais Pfizer dans le développement de son vaccin ARN-messager contre la COVID-19 en regard des Bonnes Pratiques Cliniques »

Ce rapport réalisé par Christine Cotton, biostatisticienne depuis 1995 et hélas récemment décédée, « met en évidence les multiples biais méthodologiques invalidant les résultats de l’essai clinique de phase 3 ayant donné lieu à l’utilisation du vaccin Comirnaty ® en vie réelle. »
Ses conclusions sont les suivantes :

– efficacité médiocre du vaccin
– durée de la protection limitée
– effets secondaires graves, nombreux et inquiétants

Son site toujours actif : https://christinecotton.com/

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